Premier travail : les jeunes diplômés partent de plus en plus à l'étranger

Premier travail : les jeunes diplômés partent de plus en plus à l'étranger
Premier travail : les jeunes diplômés partent de plus en plus à l'étranger
Fuite des cerveaux ? Les jeunes diplômés français tendent de plus en plus à quitter l'Hexagone pour leur premier job. Dans les écoles de management, un diplômé sur quatre trouve un premier emploi à l'étranger d'après l'enquête de la Conférence des Grandes Écoles (CGE). Salaires attrayants et débouchés plus nombreux séduisent les jeunes, qui sont de plus en plus nombreux à s'expatrier.
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L’herbe serait-elle plus verte ailleurs ? Peut-être, à en croire les derniers chiffres de l’enquête de la Conférence des Grandes Écoles, une association qui réunit depuis 1973 plus de 200 écoles et facultés. Les résultats révèlent que 16% des diplômés des grandes écoles trouvent leur premier emploi hors de France, un chiffre en hausse par rapport à l’année dernière. Certains domaines sont plus touchés que d’autres : dans les écoles de commerce par exemple, ils sont 23% à décrocher un premier travail à l’étranger.

De meilleures opportunités de carrière

D’après le baromètre 2013 de l’humeur des jeunes diplômés réalisé par l’Ifop, 27% des jeunes considèrent que leur avenir professionnel se joue hors de France, contre 13% en 2012. Il faut dire que les salaires moyens sont parfois attractifs à l’étranger, notamment au Royaume-Uni ou en Allemagne, ce qui constitue un argument non négligeable pour les jeunes.

Les jeunes diplômés considèrent également avoir plus de chances de décrocher un job hors de nos frontières. Bernard Ramanantsoa, patron d’HEC, se félicite dans les colonnes du Figaro de ces expatriations nombreuses, interprétant que ses élèves sont « parfaitement adaptés au marché mondial de l’emploi. »

Peut-on parler de fuite des cerveaux ?

Si « nous ne pouvons à ce jour parler de fuite des cerveaux », selon le directeur d’HEC, le site du Sénat souligne par contre que « le départ de jeunes diplômés […] n’est un atout pour la France que si ces dernier reviennent », ou s’ils s’exilent en travaillant néanmoins pour des entreprises françaises. Une « diaspora » qui constitue une perte de richesse pour le pays et qui laisse craindre « une moindre compétitivité du territoire national. »

Victoria Houssay


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