La gestion du BFR : comment calculer le besoin en fonds de roulement ?

La gestion du BFR : comment calculer le besoin en fonds de roulement ?
La gestion du BFR : comment calculer le besoin en fonds de roulement ?
Quand un entrepreneur se lance ou développe de nouveaux projets, il doit anticiper sur les sommes qu'il devra verser pour assurer la fabrication de son produit ou la bonne marche de son activité. Entre l'achat de matières premières ou la rémunération de sa main d'œuvre et l'encaissement d'une facture, il peut se passer plusieurs mois. Comment calculer les besoins en fonds de roulement ? Comment le couvrir pour ne pas mettre sa trésorerie dans le rouge ? Explications.
A lire aussi
Ces six personnages super-toxiques que les comédies romantiques idéalisent à fond
News essentielles
Ces six personnages super-toxiques que les comédies...


Le besoin en fonds de roulement (BFR) est un élément essentiel à calculer lorsqu’on crée son entreprise ou lorsqu’on veut la développer, par exemple en lançant de nouveaux produits ou de nouvelles prestations. Ce qu’on appelle BFR correspond aux variations des flux de trésorerie au gré des dépenses et des rentrées d’argent. Au moment du lancement d’une activité, l’entrepreneur est souvent obligé d’engager des dépenses (achat de matières premières, de matériel, fabrication, main d’œuvre, constitution d’un stock), avant d’encaisser les premiers bénéfices de la vente de ses produits ou services. Il est donc important d’estimer le BFR afin d’anticiper le coût de l’activité d’une entreprise.

>>Les 4 erreurs à ne pas faire sur son business plan<<

Le calcul du BFR prévisionnel à la création de l’entreprise

Pour estimer son BFR prévisionnel, le créateur d’entreprise construit un plan de financement initial, qui est en réalité une projection de ses besoins pour lancer l’activité. Ce plan peut être dressé à l’aide d’exemples d’autres entreprises du même secteur et de même taille, avec des hypothèses de chiffre d’affaires moyen. Le BFR de départ fera partie de l’investissement (en fonds propres ou emprunts) réalisé au global pour la création de la société. Le calcul du BFR initial se fait donc à partir des éléments suivants :
A. Le stock nécessaire à la bonne marche de l’entreprise pour une période donnée : matières premières, produits finis, matériel 
B. Les créances clients : les sommes facturées sur les premières commandes clients
C. Les dettes fournisseurs : les sommes dues aux fournisseurs

Pour calculer le BFR, il suffit d’additionner le stock et les créances clients et à soustraire de cette somme les dettes fournisseurs.
BFR = A + B – C

>>Investisseurs : "Notre mission ne se limite pas à injecter de l'argent dans l’entreprise">>

Le calcul du BFR d’une entreprise de services

Pour une entreprise de services, il n’y a pas de stock. Dans ce cas le BFR se calcule à partir des charges courantes de la société, c’est-à-dire l’ensemble des sommes à avancer pour exécuter les prestations, qu’on désigne sous la formule « travaux en cours ». Pour établir la moyenne des travaux en cours, l’entrepreneur doit évaluer le coût d’une journée de travail, toutes charges comprises, et multiplier ce montant par le nombre de jours nécessaires pour réaliser la prestation. 
Le calcul du BFR pour une entreprise de services se fait donc à partir des éléments suivants :
A. Travaux en cours (ou « charges constatées d’avance »)
B. Créances clients : les sommes facturées au client pour la prestation
C. Acomptes clients : (ou « produits constatés d’avance ») le montant de l’acompte lorsqu’il est demandé au client au moment de la commande

BFR = A + B – C

Couvrir son BFR

À la création, si le BFR est négatif, l’entrepreneur n’aura pas besoin de recourir à des financements internes ou externes. En cours de vie de l’entreprise, si l’entrepreneur anticipe une croissance de son BFR alors il devra recourir à un financement pour couvrir le BFR. Soit interne par la trésorerie de l’entreprise, soit externe par une institution financière.

Il existe plusieurs solutions pour permettre aux entreprises de couvrir leur BFR, et éviter à la société de se retrouver avec une trésorerie négative, voire une cessation de paiement :
- Le découvert bancaire/crédit court terme. 
L’affacturage : obtenir un financement anticipé sur les créances client et éventuellement sous-traiter cette gestion à un établissement de crédit.
- L’escompte : un crédit professionnel à court terme, accordé par la banque moyennant des frais, commissions et taux d’intérêts sur chaque opération d’escompte.