Les taux de sel et de gras toujours trop élevés dans l'alimentation industrielle

Les taux de sel et de gras toujours trop élevés dans l'alimentation industrielle
Les taux de sel et de gras toujours trop élevés dans l'alimentation industrielle
Les efforts de l'industrie agroalimentaire en matière de réduction de sel de gras sont insuffisants, selon l'Observatoire de la qualité de l'alimentation.
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L’industrie agroalimentaire propose encore des plats trop gras et trop sucrés. Selon l'étude de l'Observatoire de la qualité de l'alimentation (Oqali), publiée le 4 décembre, les entreprises concernées n’ont pas répondu aux exigences sanitaires du Plan national nutrition santé (PNNS 2). Entre 2008 et 2012, 30 entreprises d’agroalimentaire se sont engagées à diminuer la présence de huit nutriments en particulier dans leurs produits : sodium, sucres, lipides, vitamine D, acides gras saturés, acides gras trans, fibres et calcium. Cependant, l’Oqali a révélé que lors des cinq dernières années, les apports journaliers en sucres ont diminué de 0,4% pour les hommes et les femmes, tandis que l’apport en lipides a diminué de 0,4% pour les hommes et 0,3% pour les femmes.

D’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), seuls les produits frais laitiers et les boissons fraîches non alcoolisées pour le sucre et sur les produits charcutiers pour le gras ont obtenu des résultats satisfaisants. La stevia, un édulcorant naturel est aussi de plus en plus souvent utilisée, depuis son autorisation en 2009, pour remplacer l’aspartame, délaissé par les industriels car soupçonné d’être cancérigène.

Un produit sur cinq parmi les 15 000 analysés pour l’étude contiennent cependant toujours de l’huile de palme. Ce corps gras présent dans les biscuits et gâteaux principalement avait été l’objet d’un projet de taxe surnommée « taxe Nutella » qui a finalement été reporté sine die.

Salima Bahia

Crédit photo : Stockbyte

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