Médicament dangereux : le Protelos ne sera pas mieux remboursé

Médicament dangereux : le Protelos ne sera pas mieux remboursé
Médicament dangereux : le Protelos ne sera pas mieux remboursé
La demande des laboratoires Servier de réévaluer le taux de remboursement du Protelos vient d'être rejetée par le Conseil d'État. L'autorité estime en effet que les risques liés à ce traitement contre l'ostéoporose sont bien trop importants.
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Après le scandale sanitaire lié au Mediator, un nouveau médicament plonge les laboratoires Servier dans la tourmente. Il s’agit du Protelos, un traitement contre l’ostéoporose. Selon Le Parisien, le Conseil d’État vient de mettre un terme à la longue bataille qui opposait les autorités sanitaires et la firme pharmaceutique, en refusant d’augmenter le taux de remboursement de ce produit.

Protelos : un médicament sous surveillance renforcée depuis 2007

En effet, début  2012, ce produit commercialisé depuis 2006 voyait sa prise en charge par la Sécurité sociale passer de 65% à 30% après que la Commission de la transparence a réévalué son service médical rendu de « majeur » à « modéré ». Mais dès septembre 2011 déjà, en raison de ses effets indésirables, le ministère de la Santé avait limité les conditions de remboursement du Protelos aux seules patientes « à risque élevé de fracture » ayant une contre-indication aux bisphosphonates ou « n'ayant pas de facteurs de risque d'événement thrombo-embolique veineux ».  De son côté, l’Agence nationale de sécurité sanitaire avait appelé les professionnels de santé à restreindre la prescription de ce médicament, sous surveillance renforcée depuis 2007.

Et alors que les laboratoires Servier considèrent le Protelos comme le « le traitement de l’ostéoporose le plus efficace parmi les diverses spécialités disponibles », le Conseil d’État n’est absolument pas de cet même avis. « Il ne ressort pas du dossier que le principe actif du Protelos aurait une meilleure efficacité sur la micro architecture osseuse que ses concurrents », note-t-il ainsi dans son arrêt de six pages. Pire, pour l’autorité, « le Protelos présente un profil de risque plus dangereux que ses concurrents ».

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