Le virus de la rougeole, un remède efficace contre le cancer ?

Le virus de la rougeole, un remède efficace contre le cancer ?
Le virus de la rougeole, un remède efficace contre le cancer ?
Quelques jours après l'exploit réalisé par des médecins américains, de guérir une patiente atteinte d'un cancer du sang en injectant une dose massive du virus modifié de la rougeole, l'espoir d'un vaccin contre le cancer renaît. Néanmoins, si le remède expérimental s'avère prometteur, il demande encore confirmation selon les chercheurs ayant réalisé ces tests. Une phase 2 d'expérimentation sera prochainement effectuée.
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C'est peut-être un tournant dans la lutte contre le cancer. Des médecins américains de la clinique Mayo, située à Rochester dans le Minnesota, ont réussi à guérir Stacy Erholtz, une patiente de 49 ans atteinte d'un cancer du sang, grâce au virus de la rougeole préalablement modifié en laboratoire. Une injection équivalente à 10 millions de doses de ce dernier a été administrée à cette patiente.

10 millions de doses du virus de la rougeole pour venir à bout du cancer

Cette quantité impressionnante était nécessaire, selon les médecins, afin de ne pas voir le virus détruit par le système immunitaire de Stacy. Ce cancer provoquait une accumulation de cellules plasmatiques malignes dans la moelle osseuse, un endroit très délicat à soigner. Le choix de ce type de traitement n'était donc pas un hasard, puisque ce virus a justement la particularité de pouvoir différencier cellules saines et cellules cancéreuses pour ne cibler que les malades.

L'objectif d'un vaccin contre le cancer

Cette alternative à la chimiothérapie était l'ultime espoir de guérison pour la malade qui, selon les chercheurs, avait déjà tout tenté. Une prise de risque payante pour Stacy Erholtz. Quant aux autres malades ? Le chemin dans la recherche d'un vaccin efficace contre le cancer s'annonce évidemment encore long. En effet, ce traitement n'a pas eu le même succès sur une deuxième malade, les cellules malines n'ayant pas totalement été éradiquées.

Néanmoins, comme le souligne le Dr Stephen Russell, le principal codéveloppeur de cette méthode, « il s'agit là de la première étude clinique à montrer la faisabilité d'une virothérapie contre des cancers ayant fait des métastases ».