Prothèses mammaires : Edwige, premier décès d'une victime PIP

Sa nouvelle poitrine lui aura coûté la vie. Edwige, ancienne porteuse de prothèses mammaires fabriquées par la société Poly Implant Prothèse (PIP), a succombé à un lymphome ce lundi. Près de 1400 plaintes ont été déposées contre l’entreprise PIP du Var, mise en liquidation judiciaire, et sous le coup d'une enquête.
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L'association des porteuses des prothèses Poly Implant Prothèse (PPP) annonce dans un communiqué la mort d’une victime des implants mammaires PIP. « C'est avec une profonde tristesse et une colère non dissimulée, que l'association PPP vous annonce le premier décès parmi les victimes PIP », lit-on dans le communiqué, « Edwige, ancienne porteuse de prothèses mammaires défectueuses PIP rompues, avait contracté au contact des implants un lymphome ». Dominique-Michel Courtois, président de l'association l'AAVAC (Association d'aide aux victimes d'accidents corporels), se rendra ministère de la Santé le 14 décembre « pour y exposer les faits et exiger des solutions adaptées », notamment pour répondre aux 1400 plaintes déposées par les « PPP », porteuses de prothèses PIP.

Le scandale PIP éclate en mars 2010, l'Agence des produits de santé (Afssaps) fait retirer du marché les prothèses mammaires à base de silicone fabriquées par l’entreprise PIP. Un taux de rupture de l’ordre du double en termes de fréquence a été constaté sur ces implants mammaires. Très rapidement le parquet de Marseille ouvre une enquête préliminaire et la société est mise en liquidation judiciaire.

Les enquêteurs ont découvert le pot-aux-roses depuis. Des fûts de matière première suspects ont été repérés et des témoignages de salariés ont permis d’établir que le laboratoire de fabrication PIP utilisait un gel de silicone différent de celui qui avait été déclaré aux autorités sanitaires. Le silicone utilisé dans les implants vendus en France et dans toute l’Europe n'était pas destiné à un usage médical, mais industriel, d'où une gélification favorisant les fuites à travers l'enveloppe de l'implant et pouvant la fragiliser jusqu'à la rupture.

Environ 30 000 Françaises seraient porteuses de prothèses PIP, auxquelles il faut ajouter les femmes des pays étrangers. La société PIP fut un temps le troisième fabricant mondial de prothèses mammaires.

Le site de l'association PPP

(Source : AFP)
Crédit photo : AFP

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