Injections antirides : un contrôle insuffisant ?

Injections antirides : un contrôle insuffisant ?
Injections antirides : un contrôle insuffisant ?
Collagène, acide hyaluronique, etc. Les produits de comblement des rides sont-ils suffisamment contrôlés ? Selon le quotidien britannique The Times, la réponse est non, aussi bien outre-Manche qu'en France.
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Après les prothèses mammaires PIP, se dirige-t-on vers un nouveau scandale sanitaire ? Outre-Manche, les injections antirides inquiètent les Anglais après qu’un article de The Times paru en décembre dernier a pointé du doigt le peu de contrôles réalisés sur ces produits, hors botox, sur le territoire. Et pour cause, 160 substances de comblement sont autorisées en Angleterre. Considérées comme « dispositifs médicaux », elles sont soumises à une réglementation moins stricte, bien qu’elles puissent être achetées librement.

Une situation qui n’est pas propre à la Grande-Bretagne. Collagènes, acide hyaluronique, en France, ce sont 110 produits de ce type qui sont commercialisés, avec un contrôle similaire. Et le marché ne cesse de croître. Selon un rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé (Afssaps) de juin 2011, il représenterait « un volume de vente en France, entre 2003 et 2008, de plus de 3 000 000 seringues soit 600 000 seringues par an. »

Toutefois, parce qu’ils sont directement injectés sous la peau et restent définitivement dans le corps, l’Afssaps déconseille désormais l’utilisation de ces produits en raison d’un risque non maîtrisé des effets indésirables graves. « Les données cliniques relatives aux produits injectables de comblement des rides réalisées chez l’homme ne sont pas suffisantes pour garantir la sécurité d’utilisation du produit notamment à cause d’effectifs insuffisants et de durée d’apparition tardive de certains effets secondaires graves tels que le granulome » qui se déclarerait quelques mois à plusieurs années après l’injection, prévient l’agence.

Ainsi, alors que peu de problèmes aient pour l’heure été rapportés en France lorsque les injections sont réalisées par des professionnels aguerris et avec des produits résorbables, l’Afssaps entend se montrer particulièrement vigilante sur le sujet. Elle prépare ainsi un référentiel pour l’encadrement d’un essai clinique et le suivi post-mise sur le marché de ces substances afin de mesurer l’incidence de leurs effets indésirables.

Crédit photo : iStockphoto

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