Trophée Roses des Sables : quand rallye automobile rime avec écologie

Trophée Roses des Sables : quand rallye automobile rime avec écologie
Trophée Roses des Sables : quand rallye automobile rime avec écologie
Gagnante du concours d'écriture organisé cet été par Terrafemina, Dorothée Gilbert a remporté un séjour d'une semaine au Maroc dans le cadre du Trophée Roses des Sables qui se tient jusqu'au 21 octobre. Dans la peau d'un reporter, elle vous fait vivre cette expérience exceptionnelle, comme si vous y étiez.
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Le Trophée Roses des Sables est un rallye d’une dizaine de jours qui se tient au cœur du désert marocain. Et si, pendant cette durée, 4x4, quad et SSV (petites voitures tout terrain) envahissent les pistes, cela n’empêche pas les participantes et l’organisation de penser à l’environnement. L’éco-responsabilité fait en effet partie du concept même de l’événement. Alors, comment avoir l’impact environnemental le plus faible quand on organise un rallye auquel participent plus de 300 femmes ? Comment y intégrer un aspect éco-solidaire ? Un challenge que relèvent chaque jour participantes et organisation.

Un impact environnemental mesuré

Le premier objectif consiste à sensibiliser les Roses quant à leur impact sur le désert marocain. C’est la raison pour laquelle le rallye n’est pas véritablement une course : ce n’est pas le temps qui est pris en compte pour le classement, mais le nombre de kilomètres parcourus, qui doit être le plus faible possible. Il est donc recommandé aux participantes de « rouler souple » et à vitesse constante afin de limiter leur consommation de carburant et, par la même occasion, leurs émissions de C02. Des émissions qui sont d’ailleurs compensées par une participation financière au programme Climat Mundi qui vise à la préservation et à la protection de l’environnement.

Au bivouac, où les filles se retrouvent chaque soir, l’éco-responsabilité est également au programme. À côté des consignes de sécurité, sont affichées celles pour un « impact environnemental mesuré » : mettre tous les déchets dans les poubelles prévues à cet effet, ne pas jeter les mégots de cigarette par terre, respecter le désert, etc. Chaque matin, après le départ des Roses, les zones de bivouac sont inspectées afin de s’assurer qu’il ne reste aucune trace du gigantesque camping de la nuit précédente. Enfin, un camion du groupe Pizzorno Environnement suit la caravane pendant toute la durée de l’événement pour collecter les déchets et les acheminer vers un centre de tri.

Encourager les actions vertes

Mais l’organisation du rallye a souhaité aller plus loin. Ainsi, depuis plusieurs années un concours « Roses éco-challenge » a été mis en place. Le but : encourager les participantes à mener des actions vertes. En parallèle de leur préparation à la course, les filles ont donc monté des projets pour relever ce défi. Marielle et Anne-Claire (équipage 42) ont obtenu de leur sponsor, HKM Énergie, un kit réduisant la consommation de carburant de 12% et les émissions de C02 de 75%, alors que Marie et Aurélie (équipage 91) financeront le forage de deux puits dans le désert marocain.

Certains projets n’ont pas abouti, mais l’enthousiasme des Roses est révélateur de leur implication dans leur mission environnementale. « Quand notre sponsor nous a proposé des filtres permettant de purifier l’eau, nous avons immédiatement accepté, nous devions les tester pendant le rallye mais le projet a pris un peu de retard », expliquent Sabrina et Marie-France (équipage 247). Pour autant, la bonne humeur de ces deux Canadiennes n’est pas entamée. Elles promettent de soumettre leur projet en 2013 si elles n'en sont pas venues à bout en 2012. Les projets du concours « Roses éco-challenge » seront évalués en novembre prochain. Le meilleur vaudra à son équipe une récompense de 1 000 euros.

Dorothée Gilbert


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