Pussy Riot : Mireille Mathieu disait vrai, ses propos ont été tronqués

L'interview donnée par Mireille Mathieu à une télévision russe et dans laquelle elle semblait critiquer les Pussy Riot avait bel et bien été tronquée. L'un des directeurs des programmes de la chaîne s'en est excusé ce jeudi et a promis de diffuser l'entretien dans sa globalité.
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Mireille Mathieu disait donc vrai. Ses propos tenus lors d’une interview à la chaîne moscovite TV Tsentr ont bel et bien été tronqués. Depuis 24 heures, la chanteuse était la cible de critiques suite à la diffusion d’un entretien donné dans le cadre de sa participation à un festival de musique militaire où elle avait interprété des chansons en russe. Et pour cause, on l’y voit (et l’y entend) critiquer les Pussy Riot, ce groupe punk féministe dont plusieurs membres ont été condamnées en août à deux ans de camp pour « hooliganisme » et « incitation à la haine religieuse ». Leur tort ? Avoir chanté en février une prière punk dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de « chasser Poutine » du pouvoir.

« Une église n'est pas un lieu pour pouvoir manifester, on peut manifester autrement. Une église est un lieu de recueillement, et c'est un sacrilège » de manifester comme l'ont fait les Pussy Riot, aurait donc estimé la chanteuse. Sauf que cette déclaration a été partiellement coupée au montage. Et c’est par voie de communiqué que la sexagénaire a tenté dès mercredi de rétablir la vérité. « Je pense que ces jeunes filles ont été un peu inconscientes, car une église n’est pas un lieu pour manifester, on peut toujours manifester autrement, une église étant un lieu de recueillement, c’est un sacrilège. En tant que femme, artiste et chrétienne, je demande l’indulgence pour ces trois jeunes filles », affirmait-elle avoir précisément déclaré.

Ainsi, après avoir dans un premier temps nié toute responsabilité et toute censure, le directeur des programmes de la tranche matinale de TV Tsentr, Vladislav Chekoïan, a finalement reconnu aujourd’hui que cette phrase dans laquelle Mireille Mathieu demandait l’indulgence, existait bel et bien. « Notre journaliste nous a trompés, ces mots ont été prononcés dans l’interview », a-t-il avoué. Et d’ajouter : « l’auteur a été écartée de l’antenne, et nous allons diffuser une version complète de l’interview ». Ouf, l’honneur est sauf…

Crédit photo : AFP

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