Iran : Sakineh Mohammadi Ashtiani ne sera peut-être pas lapidée

Iran : Sakineh Mohammadi Ashtiani ne sera peut-être pas lapidée
Iran : Sakineh Mohammadi Ashtiani ne sera peut-être pas lapidée
Sakineh Mohammadi Ashtiani ne sera peut-être pas lapidée, à cause des doutes qui pèsent sur sa culpabilité, c’est ce qu’a déclaré un haut responsable de la Justice iranienne hier à l’agence de presse Fars.
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Le feuilleton iranien se corse. D’un côté l’espoir pointe du côté de la mobilisation internationale. En effet, un haut responsable de la justice iranienne, Malek Ajdar Sharifi, a déclaré hier à l’agence Fars, que « tout était encore possible » pour Sakineh. Chef de la Justice de la province d’Azerbaïdjan oriental, il a expliqué que la procédure était prolongée à cause des doutes pesant sur sa culpabilité : « Il est facile de prononcer un verdict dans un cas où le meurtrier reconnaît clairement son crime », a-t-il expliqué, « mais dans ce cas où l’accusée (Sakineh) nie ou donne des justifications et qu’il y a des ambiguïtés quant aux preuves, la procédure est prolongée ». Ainsi s’expliquerait l’absence de verdict final dans cette affaire.
Mais dans le camp iranien, l’attitude de la condamnée laisse perplexe. Samedi 1er janvier, Sakineh Mohammadi Ashtiani a une nouvelle fois été sortie de sa prison avec son fils pour formuler des aveux face à la presse – c’est la quatrième fois en 6 mois. Face aux caméras elle a encouragé le « monde » à « cesser la mobilisation » en sa faveur, se disant même déshonorée par cette couverture médiatique. L’Iranienne de 43 ans a ajouté qu’elle allait porter plainte entre autres contre son ancien avocat, et contre Mina Ahadi, qui dirige le Comité international anti-lapidation. Son fils a par ailleurs confirmé la culpabilité de sa mère mais réclamé que la peine de mort soit commuée.
Selon Bernard Henri-Lévy, rédacteur en chef du site LaRegleduJeu.org,
et principal initiateur de la mobilisation pour empêcher la lapidation de Sakineh : « Ou bien l’on s’apprête à commuer la peine de mort par lapidation en une autre forme de mise à mort, par exemple par pendaison – et l’horreur ne sera pas moins grande – ou bien le pouvoir iranien cherche une porte de sortie pour, sans perdre la face, commencer de reculer(…) ».
Sakineh a été condamnée en 2006 à 10 ans de prison pour le meurtre de son mari et à la mort par lapidation pour adultère. Depuis juillet 2010 la sentence est suspendue dans l’attente d’une révision de son dossier.

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