Un patient victime d’un AVC heureux non-stop

Un patient victime d’un AVC heureux non-stop
Un patient victime d’un AVC heureux non-stop
Un sexagénaire britannique se retrouve incapable de ressentir de la tristesse après un grave accident vasculaire cérébral atteignant le lobe frontal du cerveau, qui contrôle les émotions. Selon sa femme, il est très « enfantin » et sa bonne humeur permanente est communicative.
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Arrive-t-il à Malcolm Myatt d’être grognon, triste, de mauvaise humeur ou énervé ? Jamais ! Ou du moins jamais plus : depuis son accident vasculaire cérébral (AVC), ce Britannique de 68 ans est perpétuellement heureux. L’ancien conducteur de camions a subi une grave attaque en 2004, qui a atteint le lobe frontal du cerveau, connu pour contrôler les émotions. S’il aurait pu perdre la vie – Malcolm Myatt est resté 19 semaines à l’hôpital – il n’a finalement perdu « que » sa capacité à être triste. « Les médecins ne savaient pas si je m’en sortirai, ils ont dit à ma femme de se préparer au pire », explique-t-il au Mirror. Le peu d’émotions qu’il peut ressentir sont maintenant uniquement positives. Et tant mieux : « Je ne suis jamais déprimé. Je préfère être heureux tout le temps que l’inverse », confie le sexagénaire.

Des situations parfois gênantes

Alors, quel effet ça fait d’avoir un mari perpétuellement heureux et hilare ? Kath trouve que Malcolm est devenu très enfantin, et que sa bonne humeur est communicative, tout comme ses plaisanteries. « Quand Malcolm commence à rire, tout le monde dans la pièce en fait de même », s’amuse-t-elle. Cependant, les boutades à répétitions de Mr Happy, comme l’appelle la presse anglaise, ne sont pas toujours de bon ton : « Le pire, c’est quand nous allons à un enterrement », concède Kath, « il continue à sourire et à plaisanter alors tout le monde est en deuil ». Autre point négatif, son mari n’a plus le sens de ce qui se dit ou non en société : « Malcolm dit ce qu’il pense, et ne comprend pas que c’est parfois impoli. Si une personne a un chien moche, il leur dira. »

Après un AVC, il jouit à l'écoute du générique de James Bond

Les accidents vasculaires cérébraux touchent environ un individu sur 600 dans les pays occidentaux. S’ils peuvent être mortels dans certains cas, ils entraînent dans d’autres des conséquences variées, allant de la perte de la vue à la perte de motricité. Ces conséquences peuvent être éphémères ou durables, et sont parfois surprenantes. En juillet 2013, un résidant de Toronto a annoncé à la presse avoir développé une synesthésie à la suite de son AVC. Cette condition neurologique associe plusieurs sens : ainsi, l’homme jouissait à chaque fois qu’il entendait le générique de James Bond...

Victoria Houssay

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