"Natural Beauty" : un projet photo pour réconcilier la beauté et les poils

"Natural Beauty" : un projet photo pour réconcilier la beauté et les poils
"Natural Beauty" : un projet photo pour réconcilier la beauté et les poils
Le photographe Ben Hopper a réalisé une série de photos destinées à redéfinir la « beauté naturelle » des femmes. Tous les modèles féminins exhibent des aisselles poilues, à une époque où les poils sont stigmatisés par la société et où les femmes n'osent pas montrer en public leur corps non épilé.
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Décidément, la révolte est en marche. Après le « Project Bush » contre le diktat de l'épilation intégrale, un projet photographique tente de réconcilier les notions de beauté et de pilosité.
Avec « Natural Beauty », Ben Hopper, un photographe, cherche à remettre en question ce qu’il appelle le « lavage de cerveau » opéré par l’industrie cosmétique. Comment ? En mettant en avant le contraste entre une beauté féminine normée et célébrée par la société et le côté non conformiste d’une aisselle recouverte de poils.

Sept ans après le début de ce projet de longue haleine, Ben Hopper a transmis les photos réalisées au Huffington Post, qui les dévoile en ligne. Sur ces clichés, dont voici un échantillon ci-dessous, on découvre des femmes vêtues d’un débardeur blanc dont les aisselles poilues accrochent indéniablement le regard. En mettant l’accent sur la beauté de ces femmes aux physiques éclectiques et en montrant leurs poils, le photographe cherche ainsi à prouver que beauté et pilosité ne sont pas nécessairement incompatibles. Ceci à une époque où la chasse aux poils fait rage, malgré les revendications récentes de quelques stars qui n'ont pas hésité à exhiber leurs aisselles non épilées en signe de rebellion contre cet hygiénisme à outrance.

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Un des modèles a fini par renoncer à poser par dégoût de ses propres poils

« Tout a commencé avec une blague au sujet de l’art contemporain et de la manière dont de nombreux artistes créent des oeuvres qui se répètent dans le seul but d’être pris au sérieux par un public conquis. », raconte Ben Hopper. « Je me suis dit que le fait de photographier plusieurs belles femmes avec des aisselles poilues pourrait créer un effet similaire. »

Au cours de ce projet, le photographe s’est rendu compte que même les modèles qu’il avait sélectionnés n’étaient pas « immunisés » contre cette phobie des poils qui caractérise notre société. Il raconte ainsi au Huffington Post qu’un des modèles a fini par renoncer à poser car elle était dégoûtée par ses poils, qu’elle avait laissé pousser pour participer au projet du photographe.

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Ben Hopper

Ben Hopper

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