James Franco et Seth Rogen vont-ils entraîner les États-Unis dans un conflit avec la Corée du Nord ?

James Franco et Seth Rogen vont-ils entraîner les États-Unis dans un conflit avec la Corée du Nord ?
James Franco et Seth Rogen vont-ils entraîner les États-Unis dans un conflit avec la Corée du Nord ?
Dans cette photo : James Franco
La Corée du Nord a averti les États-Unis : « The Interview », le projet de film de Seth Rogen et James Franco racontant une tentative d’assassinat de Kim Jong-un, dirigeant actuel du pays, est « un acte de guerre ». Dans un communiqué, le ministre des Affaires étrangères nord-coréen menace le gouvernement américain de « mesures de rétorsion » si le film est diffusé.
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Après avoir froissé Yeezus, alias Kanye West, James Franco et Seth Rogen s'apprêtent à se faire un nouvel ennemi, en la personne de... Kim Jong-un. Le projet de parodie des deux trublions d'Hollywood n’est pas du tout du goût du régime nord-coréen, qui l’a fait savoir officiellement.

« Le fait de produire et de diffuser un film qui dépeint une attaque à l’encontre de notre leadership constitue un acte de terreur gratuit et un acte de guerre et est absolument intolérable » a déclaré un porte-parole du ministres des Affaires étrangères nord-coréennes dans un communiqué officiel diffusé par l’Agence centrale de presse nord-coréenne.

Votre mission si vous l'acceptez : assassiner Kim Jong-un

Dans The Interview, dont la sortie est prévue pour le mois d’octobre, James Franco incarne un animateur de talk-show qui est envoyé avec son producteur Seth Rogen par la CIA en Corée du Nord. Leur mission : assassiner Kim Jong-un en lui faisant croire qu'ils viennent l'interviewer.




« Si l’administration américaine cautionne de manière tacite ou soutient la sortie de ce film, nous prendrons des mesures de rétorsion claires et implacables », a renchéri le ministre, qui a exigé du gouvernement américain que le film soit censuré.

Seth Rogen en remet une couche

Cette réaction fait suite aux déclaration de Kim Myong-chol, directeur du Centre de la paix entre la Corée du nord et les États-Unis, qui a également fustigé le film il y a quelques jours. « Il y a une certaine ironie dans cette intrigue qui montre le désespoir du gouvernement et de la société américaine. Un film sur l'assassinat d'un dirigeant étranger renvoie à ce que les États-Unis ont fait en Afghanistan, en Irak, en Syrie et en Ukraine », a-t-il déclaré. Avant d'ajouter, sur le ton de la menace : « Le président Obama devrait être prudent, l'armée américaine pourrait vouloir l'assassiner lui aussi ».

Loin de s'alarmer de cette réaction légèrement agressive, Seth Rogen s'est réjoui sur Twitter à l'idée que Kim Jong-un voie son film, n'hésitant pas à faire des blagues au sujet de ces menaces.