Les portables pour bébés font un tabac en Corée du Sud

Les portables pour bébés font un tabac en Corée du Sud
Les portables pour bébés font un tabac en Corée du Sud
Des élèves de maternelle pendus à leur smartphone : c'est désormais une réalité en Corée du Sud. Dans un marché saturé, les géants sud-coréens de la téléphonie mobile s'attaquent au marché des enfants, en faisant fi des recommandations de l'OMS en la matière et avec un principal argument en direction des parents : le flicage permanent de leur progéniture.
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Que faire quand tous les adultes son déjà équipés de téléphones portables pour s'assurer de nouveaux débouchés ? S'attaquer au « marché » des enfants. C'est en tout cas ce que tentent de réaliser les fabricants en Corée du Sud.

Le smartphone pour les enfants de maternelle

En effet, les LG et autres Samsung partent à l'abordage des têtes blondes déjà ultra-connectées et ce dès le plus jeune âge, comme l'explique Kim Sang-yeop, responsable de la communication chez LG U+, cité par Libération : « Nous ciblons les enfants jusqu'au CE2. Car après 9 ans, la plupart des enfants sud-coréens ont déjà un vrai smartphone ».

Ainsi, les géants de la téléphonie n'ont pas hésité à mettre sur le marché un mobile destiné… aux enfants de maternelle. Principal argument commercial – dans un pays pourtant réputé sûr – : savoir, en permanence, pour les parents où se situe leur enfant. « S'ajoute à cela, en option l'envoi d'une alerte si le chérubin dévie de son trajet habituel ou encore s'il éloigne à plus d'une certaine distance de ses parents ou a accompagnants », précise Libé.

Une politique commerciale à l'encontre des recommandations de l'OMS

Pour le reste, des fonctions simplifiées au maximum, comme un répertoire composé de 30 numéros préenregistrés et, joies du confort moderne, inutile de savoir lire pour savoir qui appelle puisque la photo de môman ou papa s'affiche directement sur l'écran.

Cette offensive des fabricants de smartphones va à l'encontre des recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), alors même que la liste de l'impact négatif des écrans tactiles sur la santé s'allonge. En 2011, des cancérologues de l'organisation avaient estimé que les smartphones sont « possiblement cancérigènes ». « Les portables doivent être interdits au moins de 12 ans », avait même déclaré Dominique Belpomme, président de l'Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse, dans les colonnes de L'Express. Pas pour tout de suite en Corée du Sud...

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