Culture
Cette superstar du rap insultée par les misogynes a choisi de détester les trans, plutôt que de dénoncer le patriarcat
Publié le 15 décembre 2025 à 12:00
Nicki Minaj réussit l'exploit d'être une femme insultée par les misogynes et qui en réponse, insulte les personnes trans. Lesquelles n'ont rien demandé dans l'affaire. Preuve supplémentaire de son acharnement, son soutien à Donald Trump, détaillé par nos confrères du Parisien, qui relatent les faits. Paradoxal pour une "féministe".
Cette superstar du rap insultée par les misogynes a choisi de détester les trans, plutôt que de dénoncer le patriarcat
Cette superstar du rap insultée par les misogynes a choisi de détester les trans, et le prouve en soutenant Trump Nicki Minaj réussit l'exploit d'être une femme insultée par les misogynes et qui en réponse, insulte les personnes trans. Lesquelles n'ont rien demandé dans l'affaire. Preuve supplémentaire de son acharnement, son soutien à Donald Trump, détaillé par nos confrères du Parisien, qui relatent les faits. Paradoxal pour une "féministe". Ce "support" s'exprime via ses tweets véhéments à l'égard d'un adversaire démocrate de Trump, lequel est plutôt connu pour ses prises de position progressistes. Ce qui a valu au politicien l'ire de l'artiste connue pour ses clips sulfureux : « Imaginez être le type qui se présente aux élections parce qu’il veut voir des enfants transgenres. Haha. (…) Les adultes normaux se réveillent et souhaitent voir des enfants en bonne santé, en sécurité et heureux », a fustigé l'interprète, tels que le relatent nos confrères du Parisien. En vérité, toute une propagande anti-trans se retrouve recyclée par Rowling et Minaj à l'unisson. Concernant le futur soi-disant condamné des nouvelles générations à cause des personnes trans. C'est ce combat qu'a choisi de mener Nicki Minaj, victime de slut shaming, sans cesse commentée sur son corps, insultée, et critiquée par les misogynes et le patriarcat : lutter pour une plus forte discrimination de personnes qui n'en demandent pas tant.

Nicki Minaj réussit l'exploit d'être une femme insultée par les misogynes et qui en réponse, insulte les personnes trans. Lesquelles n'ont rien demandé dans l'affaire et seraient même plutôt de son côté, mais la chanteuse controversée n'en est pas à sa première contradiction. Preuve supplémentaire de son acharnement, son soutien à Donald Trump, détaillé par nos confrères du Parisien, qui relatent les faits. Paradoxal pour une "féministe".

Ce "support" s'exprime via ses tweets véhéments à l'égard d'un adversaire démocrate de Trump, lequel est plutôt connu pour ses prises de position progressistes. Ce qui a valu au politicien l'ire de l'artiste connue pour ses clips sulfureux : « Imaginez être le type qui se présente aux élections parce qu’il veut voir des enfants transgenres. Haha. (…) Les adultes normaux se réveillent et souhaitent voir des enfants en bonne santé, en sécurité et heureux », a fustigé l'interprète, tels que le relatent nos confrères du Parisien.

"Mi-novembre, la chanteuse avait aussi relayé une vidéo sur les « succès » du président américain depuis son arrivée à la Maison-Blanche, comme « la fermeture des frontières » ou « l’absence d’homme dans le sport féminin »", détaille encore le journal dans son compte-rendu critique. 

Comprendre : les femmes trans ne seraient pas des femmes, donc elles seraient hors-sujet dans le cadre des compétitions féminines. C'est une longue controverse qui se retrouve associée à ce sujet. Surtout, un vaste champ de fake news, comme lorsque J.K Rowling, notamment, avait relayé tout sourire de fausses infos sur le genre présumé de la boxeuse algérienne Imane Khelif.

En vérité, toute une propagande anti-trans se retrouve recyclée par Rowling et Minaj à l'unisson. Concernant le futur soi-disant condamné des nouvelles générations à cause des personnes trans.

C'est ce combat qu'a choisi de mener Nicki Minak, victime de slut shaming, sans cesse commentée sur son corps, insultée, et critiquée par les misogynes et le patriarcat : lutter pour une plus forte discrimination de personnes qui n'en demandent pas tant.

"Propagande anti-trans de la part d'une femme insultée par le patriarcat", Nicki Minaj victime de slut shaming décide de détester les personnes trans discriminées

Nicki Minaj dans une époque reculée a pu être considérée comme une figure féministe. Personnalité puissante et hyper-sexuelle assumant autant son corps que sa sensualité.

Femme d'influence, régnant sur la scène rap, à l'instar de Cardi B. Mais ça c'était avant.

Aujourd'hui, la rappeuse préfère s'en prendre à des franges de la population tout aussi violentées qu'elle, afro-américaine longtemps insultée par la société patriarcale. Un choix comme un autre de la part de l'artiste polémique.

Qui il y a quelques années conseillait les femmes victimes de violences conjugales : "Ce n'est pas facile de partir. Mais un homme devrait vous faire sentir en sécurité, et non vous faire peur", disait-elle, ayant elle-même été victime de violences, et considérant son succès planétaire comme une catharsis. "Je devais d'abord apprendre à m'aimer moi-même. Si vous ne laissez pas un homme traiter votre mère, votre soeur ou votre meilleur ami de la sorte, car vous les aimez, alors vous ne devez pas le laisser vous traiter de la même manière".

Hélas, elle n'aurait guère de conseils pour les victimes de transphobie. Il faut savoir qu'une guerre anti-trans fait rage aux Etats-Unis. Des superstars comme Hunter Schafer, l'actrice de la série Euphoria, peut largement en témoigner. Harcèlement, en ligne et dans l'espace public, insultes, mégenrage (le fait de désigner une personne par le genre auquel il ne s'identifie pas), diffamation. De très rares personnalités, comme Jamie Lee Curtis, prennent timidement position. Au sein d'une indifférence quasi collective.

Sos Homophobie dans un rapport détaillé il y a deux ans de cela : "Les femmes trans sont les principales victimes des violences anti trans qui se sont exacerbées en France. Dans 74 % des agressions pour lesquelles le genre de l'agresseur·se est connu, un homme est impliqué. Les contextes les plus communs sont : les commerces et administrations (20 % des cas), Internet (18 %), la famille et l'entourage (13 %)".

Par Clément Arbrun | Journaliste
Passionné par les sujets de société et la culture, Clément Arbrun est journaliste pour le site Terrafemina depuis 2019.
Mots clés
Culture
Sur le même thème
"On m'obligeait à me mettre en bikini et en short" : cette star d'une série complètement culte dénonce son "hyper sexualisation" à l'écran
Culture
"On m'obligeait à me mettre en bikini et en short" : cette star d'une série complètement culte dénonce son "hyper sexualisation" à l'écran
2 janvier 2026
Sex symbol et icône, elle a été la première et seule femme noire à remporter un Oscar : "ça n'a servi à rien !"
cinéma
Sex symbol et icône, elle a été la première et seule femme noire à remporter un Oscar : "ça n'a servi à rien !"
4 février 2026
Les articles similaires
"On voit tout” : Kim Kardashian dévoile ses seins avec ce look "scandaleux et sexy", qu'elle seule peut assumer sur cette planète
Culture
"On voit tout” : Kim Kardashian dévoile ses seins avec ce look "scandaleux et sexy", qu'elle seule peut assumer sur cette planète
24 octobre 2025
"Je t'ai fait une fellation", "Je me touche" : cette icône pop des années 2000 revient enfin avec un son très explicite qui fait rager les réacs
Culture
"Je t'ai fait une fellation", "Je me touche" : cette icône pop des années 2000 revient enfin avec un son très explicite qui fait rager les réacs
8 janvier 2026
Dernières actualités
Bravo les lesbiennes : Lucie Castets fait rayonner la visibilité lesbienne en Une de Têtu
Politique
Bravo les lesbiennes : Lucie Castets fait rayonner la visibilité lesbienne en Une de Têtu
11 mars 2026
"L'amitié hommes/femmes, c'est un peu contre-nature", théorise Michel Houellebecq face à Frédéric Taddéi, et ça en dit long sur sa littérature
Livres
"L'amitié hommes/femmes, c'est un peu contre-nature", théorise Michel Houellebecq face à Frédéric Taddéi, et ça en dit long sur sa littérature
11 mars 2026
Dernières news