Le nombre d’infanticides sous-estimé en France

Le nombre d’infanticides sous-estimé en France
Le nombre d’infanticides sous-estimé en France
Il y aurait 5,4 fois plus d’infanticides à la naissance qu’annoncé dans les statistiques officielles, d’après l’Inserm. La même étude dresse le portrait type de ces mères qui tuent leur nouveau-né.
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C’est une étude qui va à l’encontre des idées reçues. Le nombre de mères qui tuent leur bébé le jour de l’accouchement serait en réalité 5,4 fois plus élevé en France que dans les statistiques officielles. Des chercheurs de l’Inserm sont parvenus à cette conclusion après avoir épluché les rapports judiciaires de trois régions.
Plus surprenant encore, ces mères infanticides ne correspondent pas au profil type que l’on pourrait imaginer. Les chercheurs ont ainsi étudié 17 cas. Les femmes sont en moyenne âgées de 26 ans, plus de la moitié sont en couple, et 2 sur 3 ont un emploi. Si elles ne font pas forcément partie des catégories socialement défavorisées, elles présentent néanmoins certaines caractéristiques psychologiques : immaturité, peur de l’abandon, dépendance à l’autre, dépression… Elles n’ont pas fait de déni de grossesse, même si leur entourage n’était pas au courant de leur grossesse.
L’Inserm fait également remarquer qu’aucune de ces femmes ayant commis un infanticide à la naissance ne prenait de contraception. Ils recommandent donc de mettre l’accent sur la prévention et l’information sur les moyens de contraception.