"Hollande, le mal-aimé" : le réalisateur du documentaire événement se confie

"Hollande, le mal-aimé" : le réalisateur du documentaire événement se confie
"Hollande, le mal-aimé" : le réalisateur du documentaire événement se confie
Dans cette photo : François Hollande
Alors que le mandat présidentiel de François Hollande touche à sa fin, France 3 diffuse ce soir "Hollande, le mal aimé", un documentaire retraçant le bilan en demi-teinte du quinquennat. Dans "Ouest France", son réalisateur Jean-Michel Djian explique le désamour des Français pour leur président.
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De son entrée en fonction, le 15 mai 2012, à aujourd'hui, la courbe de popularité de François Hollande n'a cessé de chuter. Lui qui durant sa campagne s'était fait le chantre de la "normalité" en comparaison avec la présidence "bling-bling" de Nicolas Sarkozy n'aura si l'on en croit les sondages pas réussi à tenir ses promesses.

Ce soir à 20h55, France 3 reviendra longuement sur les raisons de ce désamour des Français pour le chef de l'État dans le documentaire "Hollande, le mal aimé", premier volet d'une série en cinq parties.

Pour dresser le portrait de François Hollande et un portrait impartial du quinquennat, le réalisateur Jean-Michel Djian a recueilli le témoignage d'une vingtaine de politiques et journalistes : Cécile Duflot, Julien Dray, Daniel Cohn Bendit, Jack Lang, François Bayrou, mais aussi Edwy Plenel de Mediapart et le président du Medef, Pierre Gattaz livrent leur analyse du quinquennat de celui qui se targuait d'être un "président normal".

"Ça, ce n'était pas supportable pour les Français, ils sont trop anxieux pour avoir à leur tête un président normal", explique Jean-Michel Djian à Ouest France. " Ils ne veulent pas de sa normalité, ils veulent un président extraordinaire."

Pour autant, Jean-Michel Djian se refuse à faire le procès de François Hollande, et lui reconnaît une force : celle de savoir s'adresser aux médias. "Sa force c'est cela. Un président formica, tout glisse sur lui. Quand le président a compris qu'il devrait se soumettre aux fourches caudines de la primaire de la gauche, il ne s'y est pas résolu", analyse Jean-Michel Djian, qui voit François Hollande comme "la victime expiatoire d'un système à la dérive, mis en place par ses prédécesseurs".