C'est peut-être le débat qui animera votre prochaine soirée entre copines. "Être fidèle, c’est antiféministe ?", demande la journaliste féministe Chloé Thibaud sur Instagram. La question ne vient pas d'elle mais de Sabine Valens, qui en a fait le sujet de son essai intitulé “Aimer sans posséder - Une critique féministe de la fidélité“, publié aux éditions Textuel le 4 février.
"Être fidèle revient à faire avec ton corps ce qu'un homme t'autorise à faire et à ne pas faire ce qu'il t'interdit de faire. Et ça, je ne vois pas comment ça peut être compatible avec le féminisme", lit-on dans un extrait de l'essai publié par Chloé Thibaud. La journaliste et l'essayiste en discute plus amplement dans une interview à retrouver dans la newsletter de Chloé Thibaud intitulée "L’assertive". Mais en commentaire de sa publication, le débat est lancé.
Certains estiment que la fidélité et le féminisme sont deux sujet différents qui sont loin d'être incompatibles. Pour eux, si la fidélité est une modalité du couple décidée par les deux partenaires, alors il n'y a pas de contrôle du corps de la femme par l'homme, mais une libre disposition de son corps par la femme. Pour les défendeurs de la thèse de Sabine Valens, les chiffres de l'infidélité des couples hétéro montrent bien que la fidélité est en fait une modalité appliqué à sens unique et donc qui oppresse les femmes.
"Même si l'écart tend à se réduire, les femmes trompent moins et ont toujours moins trompé - parce qu'elles avaient moins le temps, qu'elles étaient assignées à des rôles domestiques, mais pas forcément par manque d'envie ou d'opportunité", lit-on encore comme extrait de l'essai de Sabine Valens.
Et vous, vous en pensez quoi ?