Cette humoriste bien connue des spectateurs de Quotidien et des auditeurs de France Inter est revenue sur l'un des plus connus arguments anti-#MeToo, enfin, argument, on se comprend, n'est-ce pas. Un bon exemple de rhétorique anti-néoféminsite qu'elle observe beaucoup dans ses DMs, et n'hésite pas à évoquer face à Léa Salamé. Histoire de l'envoyer valser dans les roses - la rhétorique, bien sûr.
"Plein de mecs disent de moi : ah, c'est une folle féministe misandre, encore... Alors que je le répète, les féministes ne sont pas folles ! Je déteste quand on dit ça !", annonce d'emblée l'artiste dont il est ici question, truculente et acerbe : Marina Leonardi.
Vous la connaissez certainement pour ses sketches en ligne, ses vidéos relayées sur son propre compte Instagram ou encore ses multiples chroniques, télévisuelles et radiophoniques. Récemment encore, elle évoquait ses propres parents et affirmait avec naturellement beaucoup de causticité : "Mon père c'est un peu la p*te" de ma mère" - sous-entendu, sa figure paternelle ne correspondait pas à certains diktats de masculinité forte et dominante. Des vannes plutôt touchy qui font volontiers controverse, telle cette pirouette qui avait suscité moult réactions exacerbées.
Ici, sur le plateau de Quelle époque !, elle réagit face à l'ire des hommes envers son ironie volontiers dévastatrice.
Et se défend de propager sous couvert d'humour une redoutée "haine anti-mecs" : une misandrie.
Marina Leonardi rhabille pour l'hiver les machos sans humour.
En expliquant le pourquoi de ses sarcasmes réguliers à propos de la masculinité, du couple, du patriarcat. Il faut dire que ce qu'aborde la chroniqueuse de France Inter, récemment vue sur le plateau de Quotidien, est une réalité : dans ses essais, la journaliste Rose Lamy décortique tout un langage "anti-#MeToo", habité par les mêmes éléments, les mêmes formulations : "les féministes sont folles", "elles détestent juste les hommes", "elles font ça pour l'argent", "c'est une chasse aux sorcières". Et on en passe. Toujours légitime donc de rappeler que tout cela, c'est du bullshit langagier destiné avant tout à silencier les victimes.
Et l'artiste de développer encore... A propos des hommes et de leur réception de ses vannes "vénérs", qui va plutôt en progressant, puisque ces messieurs prennent de mieux en mieux ses facéties humoristiques bien senties.
"Et puis ils comprennent que je fais de l'humour. Je fais du second degré et des retours de bâton, j'en ai des homes, mais aussi des femmes ! Les hommes eux en réalité sont de plus en plus amusés par ma démarche". C'est vrai que les mecs semblent parfois faire état d'une certaine et étonnante autodérision. Malgré tout.
La preuve ? Certains sont fans dans les commentaires à retrouver sous la vidéo à retrouver en bas de cet article : "Moi en tout cas j’adore vos « taquineries » envers nous les hommes car nous le méritons bien… c’est tellement juste votre regard… le supporter du PSG sur la plage, le sportif marathonien égocentrique… j’adore", "C'est de l'humour et pourtant certaines d'entre nous se retrouvent en tes vidéos... Perso, je préfère en rire qu'en pleurer et punaise des fois tu me fais hurler de rire alors continue", "Toujours à devoir s’expliquer.. les personnes qui n’aiment pas, ne regardent pas ou n’ écoutent pas.. J’aime bien votre humour. D’ailleurs je suis allé avec ma femme voir en spectacle.", lit-on par ribambelles de réactions nuancées et bienveillantes.
Oui, ça arrive, même en ligne.