Un selfie en culotte sur Insta contre une promo : les parents d'ados s'indignent

-15 % contre un selfie en culotte sur Instagram : l'offre de cette marque indigne les parents
-15 % contre un selfie en culotte sur Instagram : l'offre de cette marque indigne les parents
La co-fondatrice de Repeat Undies parle d'une "erreur humaine", les parents s'estiment "consternés". Dans le colis de culottes menstruelles reçu par leurs ados, ils ont retrouvé un tract les encourageant à poster un selfie en culotte sur Instagram contre 15 % de réduction.
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La promotion glissée dans la commande de plusieurs jeunes filles a suscité une vive réaction de la part des parents. Au milieu des culottes menstruelles achetées auprès de la marque Repeat Undies, une promotion qui propose aux clientes de poser avec la culotte à visage découvert sur Instagram pour bénéficier de 15 % de réduction sur leur prochain achat.

"Je suis révolté par cette fiche trouvée dans un lot de culottes spéciales règles de (ma) fille", écrit ainsi Stéphane, père d'une ado, sur Twitter, image à l'appui, dans un post largement relayé. "Vous trouvez normal qu'une marque demande à des jeunes filles de poster leur photo en culotte en montrant leur visage pour obtenir 15 % de réduction (sous couvert de féminisme) ?", lâche une autre.

Au Parisien, la co-fondatrice Anjali Govindassamy plaide l'"erreur humaine", assurant que ce flyer-là aurait dû se retrouver dans les colis des clientes majeures, et surtout pas auprès des ados. "Il y a eu une erreur sur certains packs ados, où plutôt que le flyer qui leur est dédié, avec un QR code menant vers un livret éducatif, il a été glissé celui destiné aux adultes", se défend-elle. Et d'affirmer : "Nous allons ouvrir tous les packs non expédiés pour vérifier que c'est le bon flyer à l'intérieur", "jamais nous ne demanderons à des mineures de poster des photos".

Sur le réseau social, plusieurs internautes notent d'ailleurs que plutôt que de poser "en" culotte, le label propose de poser "avec". Une nuance qui, à les lire, signifierait que la promotion n'implique pas de porter le sous-vêtements, mais plutôt de l'afficher - sur soi ou non - pour en faire la pub.

Pour Stéphane, professeur de mathématiques dans les Cévennes, cela reste intolérable. "Ça va à l'encontre de tout ce qu'on fait dans l'éducation aux médias et aux réseaux sociaux !", fustige-t-il à son tour auprès du journal, refusant de supprimer sa publication malgré les excuses et la demande de Repeat Undies. Pour d'autres usager·e·s, le boycott est lancé. Ce qu'Anjali Govindassamy déplore : "On se demande si Twitter ne va pas tuer notre marque..."

En attendant, quand on parcourt la page Instagram, on peut voir que certaines jeunes femmes se sont volontiers prêtées au jeu. Et que les modèles qui représentent la récente gamme "teen", elles, ne sont en aucun cas dénudées.