C'est l'éternel débat concernant Emrata. Joue-t-elle le jeu du sexisme ou le combat-elle en affichant librement une sexualisation choisie ? Le débat a été relancé à la suite de sa dernière publication Instagram, le 8 janvier.
La première image du carrousel publié par Emily Ratajkowski est une vidéo qui la montre entrain de twerker dans le rayon bonbon d'une épicerie. Les photos qui suivent sont un petit panaché très éclectique de portrait d'elle voilée dans ce qui semble être une mosquée, de selfie en plein serré, le t-shirt retroussé, suggérant une photo de sa poitrine ou encore d'elle et son fils, main dans la main le jour d'Halloween. En légende de cette publication, on lit : "mamdani’s new york!!", qui célèbre Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York qui a pris ses fonctions le 1er janvier.
Les critiques, bien souvent sexistes, pleuvent dans la section commentaire. "Et quand je pense que vous avez un fils, je me sens désolée pour lui quand ses amis lui diront des choses négatives à cause des actions de sa mère", lit-on par exemple. D'autres sont scandalisés de la succession entre la première et la seconde photo, estimant que la mannequin "manque de respect" à la communauté musulmane.
À première vue, il faut reconnaitre qu'on peine à voir le rapport entre les images publiées par Emrata et l'arrivée à New York de Zohran Mamdani. Est-ce une raison pour sauter sur son clavier et lui faire part de son jugement ? Non. D'autant que, quand on regarde ce qu'incarne le nouveau Maire, cette succession d'images n'est peut-être pas si hors sujet qu'il n'y parait.
À 34 ans, Zohran Mamdani est l'ennemi juré de Donald Trump, son extrême opposé. Musulman, socialiste, fils d’immigré·es, il est né en Ouganda et vit aux États-Unis depuis l’âge de sept ans, où il a été naturalisé en 2018. Contrairement à Trump, gouverné par le capitalisme, le programme de Mamdani vise à réduire le coût de la vie en mettant en place 4 mesures : le gel des loyers pour les locataires new-yorkais·es ; la gratuité des bus ; la mise en place de crèches publiques gratuites pour les enfants de moins de 6 ans et la création d’un réseau d’épiceries gérées par la ville.
Alors quand Emrata danse dans une épicerie, se recueille dans une mosquée et déambule avec son fils, c'est en effet une référence claire au programme de Mamdani. Le reste, ce n'est que de la liberté de disposer de son corps, et ça, c'est juste féministe.