Société
Et si Sandrine Rousseau était la future présidente de l'Assemblée Nationale ?
Publié le 9 juillet 2024 à 17:58
Par Clément Arbrun | Journaliste
Passionné par les sujets de société et la culture, Clément Arbrun est journaliste pour le site Terrafemina depuis 2019.
Alors que le Nouveau Front Populaire, union des gauches, est arrivé en tête du second tour des élections législatives, l'écologiste Sandrine Rousseau semble porter son regard vers une autre nomination...
Et si Sandrine Rousseau était la future présidente de l'Assemblée Nationale ?
Et si Sandrine Rousseau était la future présidente de l'Assemblée Nationale ? Sandrine Rousseau pourrait bien devenir la nouvelle Présidente de l'Assemblée Nationale le 18 juillet prochain. En tout cas, elle aimerait candidater au poste. Effectivement, elle a fait savoir cette volonté (hypothétique) sur les ondes de Sud Radio. Elle prendrait ainsi la suite de Yael Braun-Pivet... Quand bien même l'actuelle Présidente, en poste depuis deux ans, ne souhaite pas le déserter. Cette information est donc de l'ordre du conditionnel. Sandrine Rousseau affirme que "les équilibres démocratiques" seraient mieux respectés sous sa présidence.
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Et si Sandrine Rousseau devenait la présidente de l'Assemblée Nationale le 18 juillet prochain, lors de la première séance publique de la législature ? 

Ce rôle prestigieux, jusqu'ici tenu par Yaël Braun-Pivet, semble intéresser l'élue du 13ème arrondissement - passée au premier tour des élections législatives, fin juin. Effectivement, c'est la députée écoféministe elle-même qui l'a volontiers déclaré sur les ondes de Sud Radio ce 9 juillet 2024 : "Oui, j'aimerais bien être candidate à la présidence de l'Assemblée nationale, je pense que je respecterais bien plus les équilibres démocratiques que cela n'a été fait jusqu'à présent". 

Une éventuelle candidature qui, tout en se confrontant à la réticence de l'actuelle Présidente (qui occupe ce poste prestigieux depuis deux ans désormais, et ne paraît guère enthousiaste à l'idée de le quitter) pourrait ne pas susciter l'unanimité auprès des 577 députés de la XVIIe législature...

Une femme politique féministe à la tête de l'Assemblée ?

D'aucuns s'interrogent sur la possibilité que l'écoféministe obtienne la majorité absolue des suffrages exprimés. Car Sandrine Rousseau est de ces figures politiques très médiatisées qui suscitent des réactions exacerbées sur les réseaux sociaux. Des plateformes où elle est hyperactive quotidiennement. En vérité, c'est un malheureux pléonasme : l'écologiste est plus souvent victime de cyberharcèlement. 

Tout simplement. 

L'an dernier, un cyberharceleur de la députée avait d'ailleurs été condamné à de la prison avec sursis. Les menaces de mort n'étaient pas absentes des plusieurs dizaines de messages et de mails qu'il envoyait à l'écologiste chaque jour.

Ses publications, commentaires de l'actualité politique, font l'objet d'attaques régulières, dont la teneur misogyne est volontiers minimisée. Sur certains plateaux, il n'est pas rare de voir ses phrases sorties de leur contexte et tournées à la controverse, quand bien même le fond de son propos aurait trait à un enjeu de société pertinent en soi : c'est un "phénomène" médiatique et rhétorique qu'on a pu observer à l'encontre d'autres de ses consoeurs : on pense par exemple à la militante féministe et élue parisienne Alice Coffin, l'autrice du Génie Lesbien.

Le nom de Sandrine Rousseau est souvent associé à des propos dits "polémiques" ou envisagés comme tels. Pourtant, ce que pointe du doigt l'élue depuis des années est en cohésion avec les luttes féministes actuelles et les enjeux qu'elles sous-entendent. Lorsqu'elle fustige le sexisme banalisé des députés au sein de l'hémicycle par exemple, en plein mouvement #MeTooPolitique. Ou qu'elle emploie le violentomètre, outil créé en 2018 afin de de jauger le niveau de violences au sein d'un couple, pour mieux s'exprimer sur l'affaire Adrien Quatennens.

Mais aussi, lorsqu'elle dénonce la culture viriliste exploitée par l'industrie de la viande pour assurer sa promotion auprès d'un certain public masculin. Une analyse raillée abondamment lors de sa sur-médiatisation... et que tient pourtant une star bien moins harcelée en ligne : l'ancien culturiste Arnold Schwarzenegger. Des éléments de réflexion parmi d'autres qui pourraient convaincre une majorité de sa légitimité décisionnaire ? L'avenir le dira. 

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