Un temps coqueluche de l'extrême droite américaine, Sydney Sweeney en est maintenant devenue une cible.
Depuis quelques jours, la star d'Euphoria se retrouve au cœur d'une théorie du complot bas de plafond à cause de la transformation physique qu'elle a opérée pour son dernier rôle. Car oui, cette sex-symbol qui fait baver les plus tordus n'a pas hésité à se métamorphoser pour jouer la boxeuse Christy Martin.
Pour incarner Rocky au féminin, Sydney Sweeney a pris 15 kilos (n'en déplaise aux chantres grossophobes). "Mon corps était complètement différent. Je n'étais plus à ma place dans aucun de mes vêtements. Je fais habituellement du 32-34 en jean, et je portais du 36-38. Mes seins ont grossi. Et mes fesses sont devenues énormes. C'était fou ! Je me disais : 'Oh mon Dieu !' Mais c'était incroyable : j'étais tellement forte, vraiment, c'était fou", confiait-elle à W Magazine.
Alors oui, le corps de Sydney Sweeney a changé et, avec fierté, elle a continué à l'afficher sur les tapis rouges et autres événements mondains. *
Il n'en a pas fallu davantage pour exciter la frange la plus rance de l'extrême droite américaine... Celle qui, on le rappelle, avait fait de l'actrice blonde aux yeux bleus un modèle eugéniste après la publicité polémique d'American Eagle.
Mais désormais, les enquêteurs pro-Trump sont en plein délire. Et comme beaucoup de femmes avant elle (Brigitte Macron, Véronique Samson ou Amanda Lear, pour ne citer qu'elles), Sydney Sweeney est victime de transvestigation.
Concrètement, certains internautes versent dans cette théorie du complot transphobe selon laquelle elle serait née homme à grands coups d'analyses physiques, de publication "d'études" qui n'ont rien de scientifique et autres pseudos décryptages de photos.
Le 10 janvier, une utilisatrice d'Instagram a ainsi partagé deux photos de Sydney Sweeney en blazer noir. "Pourquoi le cou de Sydney Sweeney est-il beaucoup plus large que sa tête ? Je commence vraiment à me demander si c'est un homme", a-t-elle écrit, persuadée de tenir là une révélation folle.
Mais déjà vieille, la théorie en question, car l'actrice de 28 ans est l'une des cibles préférées de ces groupes depuis plusieurs années.
Selon Pride.com, les membres d'un obscur groupe Facebook intitulé "Transvestigation Disclosure NOW 2.0" ont ciblé Sydney Sweeney depuis 2024.
Et, tenez-vous bien, selon eux, ses "hanches étroites" et la structure osseuse de ses clavicules sont des preuves de sa transidentité. Pour le moment, l'actrice ne s'est pas abaissée à répondre à ces rumeurs nauséabondes. Et on la comprend...
On rappelle que ces "enquêteurs" transphobes jouent en tout cas avec la loi. Car en France, certains ont été condamnés pour ces mêmes raisons après une plainte de Brigitte Macron. Début janvier, les cyberharceleurs de la Première dame, accusés d’avoir diffusé ou relayé insultes et rumeurs liées à son genre et à son écart d’âge avec le président, ont été condamnés à des peines allant jusqu’à six mois de prison ferme.
Mais dans les USA de Trump...
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