Une influenceuse s'insurge contre les faux ventres de grossesse dans les pubs

Une influenceuse s'insurge contre les faux ventres de grossesse dans les publicités
Une influenceuse s'insurge contre les faux ventres de grossesse dans les publicités
Lasse de ne voir que des mannequins taille 34/36 poser dans des fringues de maternité avec un faux ventre, cette influenceuse a décidé de réclamer davantage d'honnêteté - et de dénoncer un procédé qui ne fait que culpabiliser les femmes enceintes.
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Lorsque l'on tombe enceinte, notre corps change. On grossit, on s'épaissit, on fait de la place pour permettre à un nouvel être humain de se développer, en gros. Rien de plus normal que de prendre du poids, tant qu'il est surveillé par un·e médecin.

Rapidement, on ne rentre plus dans ce que contient notre garde-robe habituelle, et il est temps de faire le plein. Arrive alors le moment parfois redouté, parfois attendu, du shopping de grossesse. Fini les pantalons taille haute et les robes cintrées, on essaie tant bien que mal de dénicher des jeans adaptés qui allient confort et style (pas simple), et de trouver des astuces pour ne pas devoir tout racheter non plus.

Ce qui est encourageant, c'est que de nombreuses marques ont créé un rayon maternité, avec de jolies pièces pas trop chères. Sauf que voilà, il y a quelque chose qui cloche quand on fait défiler les produits : les mannequins qui les portent.

Sur Asos, Zara ou encore Boohoo, les femmes qui défilent dans les vêtements destinés aux futures mamans ne sont en réalité pas enceintes. Elles ont juste ajouté un faux ventre parfaitement rond à leur plastique de rêve. Un constat qui ne passe pas pour Lucy Boyle, mannequin, influenceuse et future maman.

"Des femmes ont traversé une dépression à cause de leurs achats de maternité"

"La majorité des pubs que vous voyez pour les vêtements de maternité sont faites par des femmes non enceintes portant de faux ventres qui se nouent autour de leur taille !!", écrit-elle sur Instagram. "Extrêmement frustrant pour les mannequins enceintes qui veulent travailler. C'est dingue, n'est-ce pas ?"

Dans une vidéo diffusée sur la BBC, on la voit expliquer en quoi c'est un problème qui a de véritables impacts. "J'ai entendu des femmes dire qu'elles avaient envisagé de suivre un régime et traversé une dépression à cause de leurs achats de maternité", assure-t-elle. "Vous regardez en ligne, vous essayez de vous sentir un peu mieux avec votre nouveau look et on vous présente ces filles qui font du 34 ou du 36, sans changement dans leur corps, mais avec une fausse bosse collée. C'est totalement irréaliste".

Elle réagit notamment à la campagne maternité réalisée par Asos en collaboration avec Arabella Chi, mannequin qui n'est encore une fois, pas enceinte. Pour elle, la solution serait tout simplement d'être honnête, en montrant des femmes qui passent par les mêmes étapes que les clientes, afin qu'elles puissent réellement s'identifier et cessent de se comparer.

"Les marques doivent reconnaître que les ventres sont de formes et de tailles différentes et que nous prenons du poids ailleurs", a-t-elle expliqué à Today. "Vos seins, vos fesses et vos chevilles grossissent aussi."

De son côté, Asos a commenté dit qu'ils souhaitaient utiliser "de faux ventres de femmes enceintes afin de permettre aux clients de comparer plus facilement les produits", explique The Guardian.