Rosa Burzstein de Les mecs que je veux ken (un podcast impertinent qui cartonne) s'est dévoilée sans chichis et avec un humour très sororal dans le Journal du Hard de Canal en détaillant les "red flags" à ses yeux, des mecs toxiques qu'il faut fuir à tout prix. Comme le fait d'empêcher une femme de parler "de cul".
La créatrice du podcast Les mecs que je veux ken, heure d'écoute jubilatoire et particulièrement décomplexée sur la sexualité et les relations sentimentales en compagnie d'hosts de qualité, et à l'heure où les relations sont plus nébuleuses et déconstruites que jamais, décortique son rapport à l'intime et à l'émoi aux côtés de la performeuse Lele O, dans une interview en rose très indiscrète.
"S'il me laisse pas parler de cul publiquement, c'est un gros red flag à mes yeux", introduit d'emblée l'humoriste avec stupéfaction. Effectivement, empêcher sa meuf d'évoquer l'intime, c'est no way, car l'intime est politique, comme l'énonce le slogan féministe bien fameux.
Mais celle dont le spectacle de stand up, Dédoublée, se joue actuellement sur scène, va quelque peu nuancer ses dires auprès de son interlocutrice. En développant ainsi son point de vue acéré : "Bon après s'il est pudique et pas habitué je comprends".
C'est tout ? Non non : l'humoriste qui à l'instar de Bérangère Krief a beaucoup à dire sur le sexe, épilogue.
Rosa Burzstein n'hésite pas à rhabiller sèchement les misogynes. Comme lorsqu'elle aborde l'importance de soutenir les humoristes femmes, ou de se dire "féministe" et pas juste "humaniste" - cette vieille blague qui a trop fait son temps.
Cela fait volontiers rager les mascus qui dans les commentaires taclent : "Cette femme est un red flag à elle toute seule". No comment. Ca sent le seum quand même.
Drapeau rouge parmi d'autres, le fait d'empêcher une meuf de parler cul. On pense très fort aux soliloques de Bérangère Krief à ce sujet.
Pour rappel, la révélation de la série Bref avait détaillé, déjà au Journal du Hard, son "body count" - le nombre de mecs "quelle a ken" pour reprendre une expression chère çà Rosa - et aborder franchement sa sexualité et ses "coups d'un soir" lui avait valu jugement et slut shaming.
"Mon body count ? Plus de 30 !... j'aime le sexe quand c'est joyeux. Je me suis longtemps confrontée au désir des hommes, j'étais en demande permanente d'expériences... J'étais un objet désirant... Aujourd'hui je suis un sujet !", avait révélé avec joie la comédienne.
"... On peut dire d'une femme drôle que c'est la 'bonne pote', pas forcément celle que tu veux ken... Mais moi en tout cas je trouve que quelqu'un qui te fait rire, c'est très charmant. Rire c'est presque orgasmique !... Quand est-ce que le sexe commence à être trop long pour moi ? 1h30, je dirais..."
Autant de voix engagées et irrévérencieuses, d'une même génération libérée.