Andréa Bescond dénonce l'espace d'un post particulièrement cinglant les plus gros "red flags" des porcs et des mecs toxiques, sous la forme de punchlines trop connues des meufs. L'angoisse. Tout y passe, des faux compliments aux sous-entendus un brin fétichistes en passant par les ritournelles beaufs à la Jean-Marie Bigard. Un festival de sexisme ordinaire, finalement.
"Les filles en 2026, si un mec te fait toujours passer après "un truc super important" et que tu n'es jamais sa priorité : BOUGE, ça ne changera pas... si on vous dit "Oui mais toi tu es une femme forte, tu prends de la place, BOUGE, c'est un faible qui se victimisera toujours. Si un mec (souvent plus âgé) te dis : "tu es vachement fraîche pour ton âge", BOUGE, il est colonisé par le patriarcat", détaille par ribambelles d'exemples fracassant la cinéaste, connue pour ses prises de position féministes envers les violences sexistes et sexuelles notamment.
"Si un mec te dit :"j'aime tes rondeurs mais si tu pouvais perdre un peu... Je te dis ça c'est pour ton bien et pour ta santé". Tu bouges et en courant.", "Si un mec te fait une grande demande, un jour important pour toi et en public, BOUGE", "Si un mec passe son temps à rajouter une critique derrière juste après son compliment. BOUGE.", énoncent encore les nombreuses followers de Andréa Bescond dans le foisonnant espace commentaires, qui fourmillent d'exemples similaires.
Et ce n'est pas tout. Loin de là. On pourrait longtemps poursuivre la liste, ce que fait d'ailleurs avec éclat la réalisatrice et militante...
Andréa Bescond liste les phrases les plus red flags et beaucoup se reconnaîtront dans ces formulations trop entendues. C'est évident.
Exemples : "Si un mec se sert de ton talent, de ta motivation, de ton ambition et de ton travail pour existes professionnellement, BOUGE, c'est un profiteur, il finira par dire que tu réussis grâce à lui. Si un mec adore être avec toi car tu es positive, à l'écoute, et que tu sublimes ses qualités, que ça le rassure et que ça va toujours dans le même sens, BOUGE, tu n'es pas sa mère"
Autant de red flags ce n'est plus une vie, c'est carrément une compétition sportive. Entre mecs toxiques et porcs, on est guère sortis de l'auberge.
Rosa Burzstein de Les mecs que je veux ken s'est récemment exprimée à l'unisson sur les plus gros "red flags" qu'elle ait en tête.
Humoriste réjouissante qui s'exprime avec une salvatrice insolence sur la sexualité des femmes, elle a témoigné ainsi au Journal du Hard : "S'il me laisse pas parler de cul publiquement, c'est un gros red flag à mes yeux", détaillant en outre, "Mon body count ? Plus de 30 !... j'aime le sexe quand c'est joyeux. Je me suis longtemps confrontée au désir des hommes, j'étais en demande permanente d'expériences... J'étais un objet désirant... Aujourd'hui je suis un sujet ! ... On peut dire d'une femme drôle que c'est la 'bonne pote', pas forcément celle que tu veux ken... Mais moi en tout cas je trouve que quelqu'un qui te fait rire, c'est très charmant. Rire c'est presque orgasmique !... Quand est-ce que le sexe commence à être trop long pour moi ? 1h30, je dirais..."