Madonna se sent "violée" : son coup de gueule contre l'âgisme et le sexisme

Le coup de gueule de Madonna contre le sexisme
Le coup de gueule de Madonna contre le sexisme
Dans cette photo : Madonna
Alors qu'elle sort son nouvel album "Madame X" le 14 juin, Madonna a poussé un grand coup de gueule contre le "New York Times" qu'elle accuse de véhiculer l'idéologie patriarcale.
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Madonna n'a pas du tout aimé son portrait publié sur le New York Times. Et La reine de la pop, qui fait son come-back avec son quatorzième album Madame X, n'a pas manqué de le faire savoir. Suite à la parution de cet article maladroitement intitulé "Madonna à 60 ans", la Madone a poussé un coup de gueule incendiaire sur son compte Instagram.

"Dire que je suis déçue par l'article serait un euphémisme. Il semblerait qu'on ne puisse pas réparer la société et son besoin irrépressible de diminuer", commence la chanteuse.

"Dénigrer et dégrader ce qu'elle sait être bon. Surtout les femmes fortes et indépendantes. La journaliste qui a écrit l'article a passé des jours et des heures et des mois avec moi et a été invitée dans un monde auquel peu de gens ont accès, mais elle a choisi de se concentrer sur des sujets triviaux et superficiels comme l'ethnicité de ma doublure, le tissu de mes rideaux et les commentaires sans fin sur mon âge qui n'aurait jamais été mentionné si j'avais été un HOMME !"

La star poursuit : "Les femmes ont beaucoup de mal à être les championnes des autres femmes, même si elles se posent en féministes intellectuelles. Ça me désole d'avoir passé 5 minutes avec elle. J'ai l'impression d'avoir été violée. Et oui, je suis autorisée à utiliser cette analogie sachant que j'ai été violée à l'âge de 19 ans. Une preuve supplémentaire que le vénérable New York Times est l'un des pères fondateurs du patriarcat. Je le dis : MORT AU PATRIARCAT profondément tissé dans la trame de la société. Je n'arrêterai jamais de me battre pour l'éradiquer".

Un coup de gueule contre cette tendance toxique de la société à réduire les femmes à leur look et au temps qui passe (Brigitte Macron comme tant d'autres en a fait les frais). Comme s'il était nécessaire de les objectifier, de les ramener à leur physique ou à cette "date de péremption" virtuelle.

Madonna était déjà partie en guerre contre l'âgisme lors d'une interview dans The Cut l'an passé : "C'est une idée datée, patriarcale qu'une femme doit arrêter d'être drôle, curieuse, aventureuse, belle ou sexy passé 40 ans. Pourquoi seuls les hommes auraient le droit d'être aventureux, sexuels, beaux ou sexy jusqu'au jour de leur mort ?", s'interrogeait la popstar.

"Ce à quoi je vais faire face maintenant, c'est l'âgisme. Avec des gens qui me rabaissent ou m'en font baver parce que je sors avec des hommes plus jeunes ou parce que je fais des choses qui sont considérées comme faisant partie du domaine de femmes plus jeunes. Je veux dire, qui fait ces règles ? Qui les dicte ? Je vais continuer à me battre contre ça."

A noter tout de même que la journaliste du NYT, Vanessa Grigoriadis, rend un hommage appuyé et légitime à "l'artiste féminine la mieux classée dans les charts, et la plus rentable de l'histoire, mais aussi l'artiste qui a changé les règles de la pop culture pour toujours", soulignant que "la jeune génération ne semble pas comprendre comment Madonna a utilisé sa volonté de fer pour forger un type particulier de pop star hyper autobiographique, hyper-autonome et hyper-sexualisée, qui est devenu le modèle dominant de la féminité à travers le monde. (...) Sans Madonna il n'y aurait pas eu Britney Spears, Lady Gaga et peut-être même Janelle Monae."

De quoi faire passer la pilule ? Visiblement... non.