"J'ai passé ma vie à vouloir être mince" : Michèle Bernier dézingue les diktats

Michèle Bernier
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Dans cette photo : Michèle Bernier
Dans une interview, l'actrice Michèle Bernier aborde la grossophobie ambiante et tacle les injonctions à la minceur.
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Dans un entretien pour TV Grandes Chaînes, l'actrice et héroïne de la série La Stagiaire est revenue ce 20 novembre sur une phase naturelle et toujours particulièrement taboue de la vie d'une femme : la ménopause et ses effets.

"Moi, c'est la ménopause qui m'a fait passer du 38 au 46", confie-t-elle, ajoutant ne pas avoir "vraiment souffert" de ce changement. Pour autant, elle constate : la société est cruelle et la grossophobie y perdure sans relâche. Preuve en est, la façon dont sa fille, Charlotte Gaccio, en a été victime.

Cette dernière a d'ailleurs réalisé un documentaire baptisé Pourquoi nous détestent-ils, nous les gros ?, diffusé sur Planète + le 1er octobre dernier, que Michèle Bernier invite à regarder urgemment : "J'ai eu tellement mal pour Charlotte. Je conseille à tout le monde son sublime documentaire qui met en lumière la folie des réseaux sociaux par rapport à tout ce qui touche l'apparence : ça provoque du harcèlement chez les enfants, du mal-être chez les grands et les petits. Bref, c'est une catastrophe."

"Il serait bon qu'on arrête de culpabiliser les gens"

En 2014 déjà, la comédienne s'indignait contre les diktats de beauté et autres injonctions ravageuses dans les colonnes du magazine Nous Deux, rapporte Voici. "Ras-le bol de cette image préfabriquée du bonheur où il faudrait faire du 36 fillette", lâchait-elle. "Le bonheur n'a rien à voir avec ce qui est sur la balance et il serait bon qu'on arrête de culpabiliser les gens avec ça."

Elle se souvenait des conséquences d'une telle pression sur sa propre confiance en soi lorsqu'elle était plus jeune. "J'ai passé ma vie à vouloir être mince, eh bien, je ne le serai jamais", affirmait-elle. "Aujourd'hui, j'ai juste une limite de poids à ne pas dépasser car je sais qu'au-delà je ne me sens pas bien. Et pour le moment, ça va plutôt bien, merci."

Une indignation ô combien légitime, à partager sans attendre.

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