Société
"Ne cachez pas ces seins !" : ces stars ont dit adieu au soutif, et c'est libérateur
Publié le 21 janvier 2026 à 16:20
Par Clément Arbrun | Journaliste
Passionné par les sujets de société et la culture, Clément Arbrun est journaliste pour le site Terrafemina depuis 2019.
Retour sur le mouvement Free the Nipple en images. Charli xcx, Sydney Sweeney, Florence Pugh, tant de stars ont dit adieu au soutif en revendiquant la libération de leurs seins, sur ces tapis rouges restés dans les mémoires. Pas de soutien-gorge, et une grande liberté. Leurs corps, leurs choix !
"Ne cachez pas ces seins !" : ces stars ont dit adieu au soutif, et c'est libérateur
"Ne cachez pas ces seins !" : ces stars ont dit adieu au soutif, et c'est libérateur Charli xcx, Sydney Sweeney, Florence Pugh, tant de stars ont dit adieu au soutif en revendiquant la libération de leurs seins, sur ces tapis rouges restés dans les mémoires. Pas de soutien-gorge, et une grande liberté. Retour sur le mouvement Free the Nipple en images. Leurs corps, leurs choix ! Florence Pugh sans soutien-gorge au défilé Valentino Sydney Sweeney ose la naked dress et réveille les misogynes sur le tapis rouge. Luna Blaise s'envisage en sosie sidérant de Kylie Jenner, naked dress y comprise.
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Charli xcx, Sydney Sweeney, Florence Pugh, tant de stars ont dit adieu au soutif ces dernières années, publiquement, en revendiquant la libération de leurs seins, sur ces tapis rouges restés dans les mémoires. Pas de soutien-gorge, et une grande liberté. 

Retour sur le mouvement Free the Nipple en images - un élan qui prend racines dans les années 90 au sein de la galaxie des célébrités (on pense très fort à la précurseure Jennifer Aniston, ou encore à Whoopie Goldberg qui affirme se passer de ce textile depuis quelques décennies), s'est métamorphosé au gré des galas et des tapis rouges (telle la naked dress sulfureuse de Kate Moss à l'époque des SuperModels) avant de se multiplier au gré des témoignages anonymes et des élans "positive" du féminisme 2.0. 

Leurs corps, leurs choix !

La militante féministe Gala (Avanzi), expliquait à Terrafemina dans une longue interview dédiée : "Je pense que c'est propre à chaque femme, mais je me suis personnellement davantage sentie libérée des injonctions et de tout ce qu'elles impliquent en ôtant mon soutien-gorge, que d'une contrainte physique. Sur le long terme en tout cas. Libérée de mes complexes, du male gaze... Il y a certes un aspect confort indéniable à ne plus porter de soutif - qui n'existe pas chez toutes les femmes, d'ailleurs - mais c'est d'abord les injonctions, selon moi, qui enferment." 

Et au sein de cette myriade de porte-étendards de l'émancipation des poitrines féminines, qui tend autant à dé-sexualiser les seins, qu'à les sublimer comme des oeuvres d'art, beaucoup de stars aussi iconiques qu'audacieuses. 

Comme celles-ci, sur ces photos mémorables et réjouissantes.

Charli XCX l'impératrice des brat girls

On ne pouvait guère attendre geste intime et politique plus frontal de la part de l'impératrice de l'hyperpop, et géniale instigatrice de la tendance brat. Celle des mauvaises filles, des bad girls, des irrévérencieuses se souciant peu du qu'en dira-t-on et prônant une sororité à toute épreuve. Loin du male gaze, cela va sans dire. 

De ses clips à ses arrivées en trombe sur le red carpet, des cérémonies et conférences de presse aux événements les plus prestigieux (les Brit Awards où elle a tout remporté), Charli xcx, popstar britannique très punk sur les bords (à voir ses chorégraphies délétères et ses refus des injonctions, on pense très fort aux punkettes british des seventies et au mouvement Riot grrrrl), dit non au soutien-gorge. Sans grand discours : simplement, elle dévoile ses seins, sans honte ni frilosité. 

Elle a bien raison. 

Cela va de paire avec sa DA : celle d'une fêtard invétérée qui assume autant ses excès nocturnes que son corps et ses formes, entre le glamour très hype et la dé-sexualisation des seins féminins. Entre le côté gentiment destroy d'une Britney époque Toxic et l'ambiance messy girl des boîtes de nuit berlinoises et autres boiler room.

Charli XCX arbore sa tenue décontractée habituelle - celle des "partys" nocturnes infinies, à savoir, une culotte. © BestImage, Broadimage / Bestimage
Florence Pugh fashion et féministe

Florence Pugh a revendiqué en plein défile Valentino, il y a quelques années de cela, l'usage de la naked dress, cette robe transparente sulfureuse aussi bien magnifiée par Dakota Johnson que par Marion Cotillard - le Festival de Cannes l'a même interdite l'an dernier pour tenue indécente, non conforme aux bienséances de l'événement - un comble pour une cérémonie qui célèbre également l'aura des superstars féminines, et la mise en scène de la féminité à travers les écrans.

Comme un bon vent de retour en arrière vaguement réac que ne connaît que trop bien Florence Pugh malheureusement ! L'interprète de Midsommar et Dune a reçu pelletée de commentaires misogynes suites au dévoilement de ses seins lors de ce défilé de mode mythique. Les hommes ont tout simplement sur les réseaux sociaux attribué notes et réactions déplacées à sa poitrine, jugée trop légère, pas assez esthétique, trop voyante, on vous en épargne le Worst Of du "je donne mon opinion même si tout le monde s'en fout". 

La réaction de Florence Pugh fut légendaire : insister sur "la peur des hommes" éprouvée par ces messieurs envers les seins des femmes. Les hommes qui hésitent toujours entre hyper sexualisation du moindre grain de peau et chasse aux sorcières, à la Servante écarlate, propices à ordonner aux meufs de... Cacher ces seins que l'on ne saurait voir. Curieux paradoxe n'est-ce pas. Quand on pense que les seins des femmes sont censurés sur les réseaux sociaux, cela donne un avant-goût très peu prometteur s'il en est.

E que s'apelerio : la patriarcat. 

Florence Pugh sans soutien-gorge au défilé Valentino en juillet 2022 © Abaca
Sydney Sweeney : "assumer mes seins est un geste féministe"

Sydney Sweeney assume son corps, sa sensualité, ses seins.

Dans une interview pour Glamour UK, elle affirme même, quitte à susciter débats et controverses : "On me demande souvent si je suis féministe. Oui je le suis, en assumant le corps que j'ai". Très tôt, la propre mère de Sydney lui a fortement recommandé de cacher ses seins, voire carrément, de se faire opérer afin de procéder à une réduction mammaire. Elle a toujours refusé. Elle n'a jamais craint en retour d'être la source continue de quolibets de la part des femmes, de réactions libidineuses exacerbées de la part des hommes.

Faisant de ses décolletés vertigineux, voire de sa naked dres, qui a tant fait gloser, car cette robe indiscrète dévoile tout naturellement sa poitrine, une manière de célébrer sa féminité, et cette partie d'elle-même qui contribue à alimenter ses propres convictions - une partie justement qu'elle érige carrément en vedette lors du Saturday Night Live dont elle est l'invitée, exigeant des humoristes qu'ils multiplient les blagues sur ses seins. 

L'intime est politique, et le corps des femmes est volontiers revendiqué comme une forme de lutte. Incarnée, forcément.

Sydney Sweeney nue dans La Femme de Ménage : un geste féministe ou des scènes de sexe gratuites ? © Abaca Press, AFF/ABACA
Luna Blaise, Olivia Wilde...

Luna Blaise, à l'avp de Jurassic World quatrième du nom, Olivia Wilde, au gré de diverses cérémonies très hype, ont à l'unanimité adopté naked dress et divorces retentissants à l'égard de leurs armatures trop étouffantes. Pourquoi ? Pour respirer un bon coup, tout naturellement.

Selon une enquête de L'IFOP, très détaillée, les seins des femmes font encore l'objet de violences sexistes intolérables. C'est notamment pour cela que le topless n'a plus bonne presse. 

Et c'est normal : c'est hélas la porte ouverte au harcèlement sur la plage. 55 % des femmes affirment dans cette étude que leur poitrine a déjà fait l'objet de regards harcelants, 40 % de remarques gênantes ou d'insultes sexistes, les moins de 25 ans qui refusent le "no bra" l'expliquent, comme pour le topless, par "la gêne à l'idée que les gens voient leurs tétons" (69 %), "la crainte d'être l'objet d'agression physique ou sexuelle" (57 %) et enfin celle d'attiser le regard concupiscent des hommes (50 %)..

"On dirait Kylie Jenner !" : cette actrice de Jurassic World ose la naked dress sur le tapis rouge, et son look sulfureux fait controverse
London, UNITED KINGDOM  - Stars gather for Jurassic World Rebirth world premiere at ODEON Luxe Leicester Square Cinema in London.



Pictured: Luna Blaise © BestImage, Backgrid USA / Bestimage
Rihanna, Jennifer Aniston, les précurseures.

Dès les années 90, et jusqu'aux années 2010, le no bra s'exprime mais demeure marginal. 

De nombreuses actrices des nineties avoueront leur intérêt pour ce mouvement encore balbutiant, qui émane des premiers élans féministes de l'ère contemporaine : le geste forcément libérateur de transformer ses sous-vêtemenrs en barbecue, lors des manifs par exemple. Cette conviction politique et symbolique est restée.

Mais aussi : écouter son corps, silencer les éternels reproches et pressions sociales assignées aux femmes, ces concepts de bienséances imposées comme au temps du Moyen Age, très souvent un réservoir d'ailleurs au slut shaming : vous savez, cette propension des hommes à juger la sexualité supposée des femmes, selon leurs tenues et leurs attitudes.

Quitte à les qualifier de termes négatifs en "p". Ce qu'évoque largement la militante et documentariste Ovidie dans son dernier essai en date.

Gala,  dans une tribune que la militante féministe consacre à ses adieux au soutif pour Terrafemina : "Pour ma part, j'ai perçu le port du soutien-gorge comme un rite de passage quand j'étais plus jeune. Le jour où tu en portes, c'est que tu es enfin devenue une femme. Ça symbolise d'une part "la féminité", mais aussi notre grande entrée, en tant que femme, dans le monde de l'hypersexualisation. Autour de moi, toutes les femmes portaient des soutiens-gorge, sans exception. C'était la norme et je m'y suis pliée, sans rechigner.

J'ai acheté et porté des soutiens-gorge pendant près de 15 ans, sans jamais remettre en question ce morceau de tissu. Alors même que c'était inconfortable, que ça grattait, que ça me gênait. D'ailleurs, n'est-ce pas la première chose que vous faites lorsque vous rentrez chez vous, enlever votre soutif ? Pour se libérer, enfin."

Pour cause de "nudité interdite", scande le communiqué officiel de l'événement. Ce qui incite de nombreuses militantes féministes à s'interroger sur cette propension à couvrir ce sein que l'on ne saurait voir. Faut-il l'envisager comme un retour de bâton, un backlash, autrement dit une réponse réactionnaire aux révolutions féministes ? Surtout lorsque l'on sait que la naked dress a été acceptée aux Grammys, aux Emmys, ou à la 97ème cérémonie des Oscars (où apparaît sur la photo ci contre Rosalía) © BestImage, Broadimage / Bestimage
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