Ça, c'est fait : la PMA pour toutes est désormais autorisée en France

Ça, c'est fait : la PMA pour toutes est maintenant autorisée en France
Ça, c'est fait : la PMA pour toutes est maintenant autorisée en France
Les décrets d'application de loi ont été publiés au Journal officiel ce mercredi 29 septembre. C'est désormais officiel, la PMA pour toutes est autorisée en France.
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La loi avait été votée en juin dernier, elle entre maintenant en vigueur. En ce début de semaine, la PMA pour toutes a été inscrite au journal officiel. Une nouvelle dont se réjouit le ministre de la Santé et des Solidarités Olivier Véran, qui a confirmé au micro de France Inter mercredi 29 septembre que "le décret d'application de la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes est une très bonne nouvelle, très attendue".

"Avec Elisabeth Moreno, ma collègue ministre à l'Egalité femmes-hommes, nous avons rencontré des couples de femmes qui ont initié ce parcours", poursuit-il. "Je me souviendrai toute ma vie de ce couple de femmes qui m'a dit : 'Jusqu'ici, on ne nous parlait pas français parce qu'on allait aux Pays-Bas. Hier, on a passé pour la première fois avec dignité la porte d'un hôpital français et les choses ont changé pour nous."

Désormais, toutes les femmes monoparentales, hétérosexuelles ou homosexuelles pourront entreprendre la procréation médicalement assistée... avec quelques restrictions. Le décret précise ainsi que "le prélèvement d'ovocytes peut être réalisé chez la femme jusqu'à son 43e anniversaire". Du côté des hommes, le don de sperme est autorisé jusqu'à 60 ans.

Autre avancée : la possibilité de conserver ses gamètes. Le décret mentionne ainsi les conditions pour bénéficier de l'autoconservation "de ses gamètes en vue de la réalisation ultérieure d'une assistance médicale à la procréation". Et ce, sans qu'il y ait besoin de raisons médicales (cancers, endométriose...) comme c'était le cas précédemment. Le prélèvement se fait ainsi entre 29 et 37 ans chez les femmes, et entre 29 et 45 ans chez les hommes. Un changement majeur qui réjouit une importante partie de la population.

Mi-septembre déjà, il y avait "un afflux de demandes dans les centres", remarquait l'entourage du ministre auprès de l'AFP. "On s'attendait à 1 000 demandes supplémentaires en 2021, on est déjà plutôt autour de 3 500." La preuve de la nécessité d'une loi longtemps espérée par les personnes concernées.