Ariana Grande est de nouveau moquée sur son physique, une fois n'est pas coutume, suite à une photo très controversée à retrouver en bas de cet article, laquelle fait couler beaucoup trop d'encre ces dernières heure - tant et si bien que Ariana en personne a dû s'exprimer à ce sujet.
Photo ouvertement retouchée certes, d'où la polémique intense alimentée par les internautes, à propos de ce cliché de la presse japonaise (où la chanteuse est pourvue d'un doigt supplémentaire, en plein red carpet), qui sent bon l'intelligence artificielle, et que TMZ vient tout juste de relayer, suscitant quantité de réactions exacerbées : d'aucuns se demandent quand au juste la superstar dévoile sa vraie "apparence", si elle n'est pas "retouchée" naturellement, présupposent des choses sur le recours à la chirurgie ou la superficialité de la chanteuse, "accusée" de cacher des réalités dramatiques sur sa santé, et de minimiser en parallèle, son recours au bistouri.
Le souci derrière cette histoire, finalement anecdotique tant la presse féminine regorge de photos plus ou moins bien modifiées, si ce n'est qu'ici l'IA vient ajouter un brin de "fail" à tout ce récit surtout bon pour les tabloïds, sources de photographies polémiques par ailleurs, et qui ont toujours trait aux célébrités féminines vous noterez, c'est que la chanteuse est encore... Jugée.
Jugée sur son physique, son corps et son apparence : toujours source d'un body shaming éhonté.
Qui n'est jamais éloigné du "botox shaming", cette culpabilisation liée à la pratique supposée de la chirurgie esthétique, et au "skinny shamling", c'est à dire : la honte que l'on fait peser sur les femmes en fonction de leur maigreur, de leur tour de taille supposé beaucoup trop fin - c'est l'inverse du fat shaming, de la grossophobie, mais les deux contribuent à nourrir les troubles alimentaires.
C'est vrai, vous l'aurez compris, le point commun à tout cela, c'est que ce sont trop souvent les femmes qui font l'objet de telles vilénies, de telles simagrées qui viennent s'ajouter à des pressions et injonctions déjà lourdes au sein de notre société patriarcale.
Et si on arrêtait ?
Ariana Grande elle-même a souvent sommé de stopper ces jugements à l'emporte-pièce.
Non sans humour, comme lorsque couronnée d'un prix, elle s'exclame : "je voudrais commencer par remercier mes deux amis : Botox et Juvederm. Je pensais devenir une fleur légèrement fanée à mes 31 ans, ou une étoile en chute libre, alors merci". On se rappelle de cette vidéo de Vogue où Ariana Grande avouait à l'unisson, très premier degré cette fois-ci : "J'ai utilisé une tonne de produits pour mes lèvres au fil des ans et du Botox".
Concluant : "J'ai arrêté il y a cinq ans", Hélas, on a pas fini de voir la superstar en prise avec de telles allégations qui au fond, ne concernent qu'elle, et personne d'autre. Mais justement, l'interprète, comédienne et chanteuse, a réagir à la polémique des retouches Photoshop.
S'exprimant ainsi avec beaucoup d'humour, encore une fois : « Oh mon Dieu, c’est trop cool ! J’ai dit que j’avais besoin d’appendices supplémentaires pour pouvoir commencer un album ! Merci pour ça ».
Blague à part, ravivions cette prise de parole moins drolatique mais tout aussi sensible de l'icône et diva, qui il y a quelques années assénait en pleine interview : "J’ai entendu toutes les versions de ce qui ne va pas chez moi, et puis on essaie de corriger le tir, et ensuite, pour d’autres raisons, c’est de nouveau problématique. Mais ça concerne tout, même les choses les plus simples, comme ton apparence. Tu es jeune et tu entends toutes sortes de choses. Il est difficile de se protéger de ce bruit. C’est une situation gênante et horrible, peu importe le contexte ou l’ampleur du problème."
On a envie d'applaudir : difficile de faire plus clair là, pas vrai ?