"Pas de glyphosate dans ma teucha" : le billet drôle mais inquiétant de Sophia Aram

Sur France Inter, l'humoriste Sophia Aram parle des pesticides dans les protections hygiéniques
Sur France Inter, l'humoriste Sophia Aram parle des pesticides dans les protections hygiéniques
Dans sa chronique du lundi matin sur France Inter, l'humoriste Sophia Haram s'est emparée du sujet des pesticides dans les protections hygiéniques, dénoncé une nouvelle fois par la revue "60 Millions de consommateurs". Un billet hilarant, qui porte toutefois sur des faits très préoccupants.
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Tous les lundi matins à 9h, les auditeur·trices de France Inter ont le plaisir d'écouter la chronique humour de Sophia Aram. Dans un billet intitulé "Pas de glyphosate dans ma Teucha !!!" ce lundi 25 février, l'humoriste s'est appuyée sur l'inquiétant rapport de la revue 60 Millions de consommateurs paru jeudi 21 février.

L'enquête de 60 Millions de consommateurs dévoile la présence de résidus de phtalates et de glyphosate dans les serviettes hygiéniques et les tampons. Pour cette étude, qui rejoint les résultats d'une précédente enquête réalisée en 2016 par le magazine, sept marques de serviettes hygiéniques et huit marques de tampons ont été passées au crible.

"C'est quoi cette idée de mettre des herbicides dans nos culottes ?"

L'étude a révélé que plusieurs de ces marques, dont certaines labellisées "bio", contenaient des traces de ces trois substances toxiques déjà détectées en 2016. "Principal enseignement des nouvelles analyses, : les contaminations par des résidus de molécules à risque persistent", pointe le rapport.

Ce à quoi Sophia Aram a réagit ce matin en s'exclamant : "C'est quoi cette idée de mettre des herbicides dans nos culottes ? C'est pour tuer les mauvaises herbes ? Ou pour nous éviter de nous retrouver avec une pelouse à la place du pubis ?!"

"Hangar à herbicide"

L'humoriste rappelle ensuite qu'au cours de sa vie, une femme utilise près de 11 000 protections hygiéniques. Un chiffre rappelé par le magazine 60 Millions de consommateurs. Après les résultats de l'enquête menée en 2016, l'Anses avait conclu en mai 2017 que "ces résidus ne présentaient pas de risque pour la santé". L'agence avait justifié cet avis en évoquant les faibles quantités des substances trouvées dans les protections.

Sophia Aram, elle, reste dubitative :

"Y a un moment où il faudra quand même redescendre un peu de la moissonneuse batteuse et discuter risques sanitaires ou tout simplement espérance de vie. Parce que aussi surprenant que cela puisse paraître, le réceptacle qui entoure le tampon, et que vous avez tendance à considérer comme un hangar à herbicide... ça s'appelle une femme."

"Si on pouvait éviter de nous empoisonner le minou"

L'Anses a toutefois mené ses propres investigations et dévoilé un rapport en juillet 2018 qui confirme la présence de plusieurs substances toxiques dans les tampons, les serviettes et les protège-slips.

L'agence a appelé les marques à "éliminer" ou à défaut, "réduire autant que possible la présence de ces substances". Recommandations qui, si l'on en croit la nouvelle étude de 60 Millions de consommateurs, n'ont toutefois pas été prises au sérieux.

"Alors si on pouvait éviter de nous empoisonner le minou et considérer ensemble que l'on est en droit de savoir exactement qui on invite dans notre culotte et quels seront les effets à courts, moyens et long terme sur notre santé parce qu'à ce jour je ne suis pas certaine que beaucoup de femmes aient consciemment invité Monsanto ou d'autres industriels à venir nous rendre une visite aussi intime", conclut l'humoriste.