Kelly Brook défend à cinquante ans son droit à poser en lingerie, en célébrant son corps et ses formes. Un geste profondément body positive pour le sex symbol des années 2000 ?
"J'ai eu recours au Botox pour mon visage. Mais mon corps je ne veux pas le modifier, je l'aime beaucoup trop, j'aime mes vergetures", énonçait-elle avec éloquence et enthousiasme dans une interview antérieure mémorable, qui donne une certaine image de ses engagements intimes. Convictions qu'elle compte bien assumer d'antant plus en Une du bien nommé Fabulous Mag., où la mannequin décide d'en revenir à son statut... D'égérie lingerie. Sur les photos sexy à retrouver ci-contre, elle pose sous de légers oripeaux délicatement glamour, en tant que quinqua iconique. C'est rare.
"Ressentez-vous la pression de changer pour correspondre aux standards des autres ? Si oui, comment y faites-vous face ?", lui demandait-on il y a quelques temps l'espace d'une conversation à bâtons rompus. Comment fait Kelly Brook ? C'est simple : elle agit. Et dans les dessous à découvrir en bas de cet article, apparaît avec ses courbes, ses formes, en pleine ère d'hyper maigreur.
C'est intensément enthousiasmant, alors que l'Ozempic fait des ravages et vient normaliser l'ultra-maigreur. Celle qui banalise les troubles comme la dysmorphie corporelle ou l'anorexie, troubles alimentaires et troubles de la perception qui s'exacerbent alors que les revues féminines et l'industrie de la beauté célèbrent le "skinny".
De quoi faire passer les SuperModels d'hier pour des exemples absolus de silhouettes "généreuses", c'est dire le caractère alarmant de la situation. Auquel réagit Kelly Brook, bien à sa façon.
Kelly Brook défend son droit à arborer ses formes et ses courbes, les dévoiler, en tant que femme d'un certain âge.
Car la sensualité n'a aucune date de péremption, et surtout, car une telle initiative body positive compte beaucoup alors que les normes de beauté, hier irréalistes, le sont d'autant plus devenues. De quoi ressortir notre Mona Chollet favori : Beauté fatale, sur l'aliénation des femmes par l'industrie de la mode et de la beauté. Et les revues féminines. Ce à quoi Kelly Brook réagit en assumant son corps.
Elle prend position et affirme dans les pages de Fabulous Mag, dont elle fait la Une ce mois-ci : "C'est évident que je ne ressemble pas à celle que j'étais il y a 20 ans, quand j'ai commencé à poser en lingerie. Mon corps a changé. Mais justement c'est important de ne pas faire de retouche, sans filtre, de l'afficher comme ça"
En 2017, en vacances aux Philippines, Ashley Graham s'était prise en photo sur son compte Insta en maillot de bain, avec de la cellulite en-dessous des fesses, témoignant avec éloquence : "Je fais de l'exercice. Je fais de mon mieux pour bien manger. J'adore la peau dans laquelle je suis. Et je n'ai pas honte de quelques bosses, bosses ou cellulite... et vous ne devriez pas non plus".
C'est une sorte de réponse que lui accorde d'une photo à l'autre sa consœur mannequin Kelly Brook des années plus tard, sous des oripeaux d'autant plus dentelés et légers. Comme une pin up émancipée. Impressionnant geste de libération et d'amour de soi : une déclaration de "self-love" qui résonne beaucoup et a suscité quantité de réactions énamourées.