"Je n'ai pas besoin de relever ma poitrine pour porter une p*tain de robe"

Critiquée parce que sa poitrine tombe, elle se paie les détracteurs sur Instagram
Critiquée parce que sa poitrine tombe, elle se paie les détracteurs sur Instagram
Tanerélle Stephens, artiste américaine, a publié un message fort sur Instagram suite aux commentaires haineux qui ont vivement critiqué son décolleté et surtout, sa poitrine qui tombe.
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La chanteuse et mannequin Tanerélle Stephens ne compte pas se laisser abattre par des commentaires haineux - et elle a bien raison. Invitée aux Black Entertainment Awards le 23 juin, elle est apparue sur le tapis rouge dans une robe imprimée, dotée d'un décolleté plongeant, qu'elle portait sans soutien-gorge par pure décision esthétique. Une tenue que de nombreux trolls ont jugé bon de critiquer.

La raison ? Sa poitrine pend. Oui, elle pend. Tanerélle est une femme, les femmes ont des seins, et dans la plupart des cas, leurs seins ne ressemblent en rien à ce qu'on essaie de nous vendre dans les versions photoshopées des magazines.

Qu'aurait dû faire Tanerélle si on en croit l'opinion publique ? Les "redresser" à l'aide d'adhésif, porter un soutif ou tout simplement enfiler autre chose. Et tout ça pour que l'oeil des personnes qui l'observent ne soit pas trop heurté. Il n'en a pas fallu plus à l'artiste pour s'indigner, et publier un message fort sur les réseaux sociaux : "Je n'ai pas besoin de relever ma poitrine pour porter une p*tain de robe".

Sur Instagram, elle prend le temps d'étayer son propos en publiant ces lignes à coeur ouvert. "Selon certains, j'ai raté une étape cruciale hier en me préparant", entame-t-elle. "Ce qu'ils ne savent pas, c'est que j'avais littéralement un gros morceau de ruban adhésif collé du bas de mon sein gauche au haut de mon épaule, que je l'ai regardé et que j'ai pris la décision consciente de l'enlever parce que j'aimais vraiment la façon dont mes seins naturels étaient en comparaison avec l'option 'parfaite'".

Elle poursuit : " Je ne peux pas être la favorite de tout le monde et je ne veux pas l'être, mais tant que je peux rentrer chez moi et me sentir délicieuse... Alors tout va p*tain bien".

Tanerélle Stephens aborde ensuite le sujet qui la désole le plus : la pression que l'on inflige aux femmes. "Ce qui m'importe, c'est qu'il y a encore des femmes qui permettent au regard masculin de déterminer leur valeur et ce qu'elles peuvent et ne peuvent pas faire. Ce rappel d'esprits socialisés à l'égard du corps d'une femme me bouleverse toujours un peu, mais ne me fera pas tomber."

Elle conclut en les encourageant à s'aimer, et surtout en célébrant tous les seins : "Votre corps, peu importe à quoi il ressemble, fait tout ce qu'il peut tous les jours pour vous garder en vie et prospère, et pour moi mérite tout l'amour et les soins que je peux lui donner, alors je vais le faire. Santé aux nichons !!!!! Petits nichons, gros nichons, faux nichons, pas de nichons, tous les nichons ! Acclamons le fait d'être une p*tain de femme."

C'est la première fois qu'on entend parler de la chanteuse, et sûrement pas la dernière. Quoiqu'il en soit, on ne manquera pas d'imprimer ces mots dans notre esprit.