Thomas Thévenoud : sa femme Sandra, mère de leurs jumelles de 9 ans, arrête la politique

Deux ans après l'éviction de son mari du gouvernement pour "irrégularités fiscales", son épouse Sandra Thévenoud se confie pour la première fois au Parisien. Elle y évoque notamment sa descente aux enfers et sa volonté de se reconstruire avec sa famille.
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Eté 2014, Mediapart révèle que le tout juste nommé secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger ne paierait pas ses impôts depuis des années. Evoquant une "phobie administrative", Thomas Thévenoud est évincé du gouvernement de Manuel Valls. Son épouse et mère de leurs deux filles de 9 ans évoque "un gouffre qui s'est ouvert sous ses pieds" dans le Parisien. "Pendant plusieurs jours, il a été impossible de sortir avec Thomas dans la rue sans qu'il se fasse insulter, précise Sandra Thévenoud. Nos deux fillettes n'ont pas pu aller en classe parce que les caméras de télé campaient devant chez nous. L'acharnement médiatique a été d'une violence que je n'aurais jamais imaginée."

Echappant à l'agitation médiatique en se réfugiant en famille loin de la capitale, le monde s'effondre pour le couple. Le suicide "a traversé l'esprit" de Thomas Thévenoud selon sa femme. La famille tente désormais de se reconstruire. "Je pense que mes filles ont passé le cap mais elles ont souffert et il en reste quelque chose sur le plan psychologique." Mais l'ancienne chef de cabinet du président du Sénat, ne retrouve aucun travail. "Avant j'étais chassée par les plus grands groupes, maintenant je suis empêchée de travailler. J'ai frappé à la porte des grandes entreprises mais elles se sont toutes refermées dès que les employeurs ont découvert qui je suis. Le numéro deux d'une grosse boîte m'a conseillé de changer de nom."

Thomas Thévenoud lui compte bien reconquérir sa place de député en Saône-et-Loire pour les législatives en 2017, quant à son épouse elle affirme avoir toujours sa carte au PS. "Je reste socialiste bien autant que certains qui sont aux responsabilités à Paris", précise-t-elle en ajoutant : "mais plus rien ne sera jamais comme avant".

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