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Top 5 des expressions qui nous décrédibilisent en milieu professionnel
Publié le 16 mars 2014 à 18:00
Qu'on aime les utiliser ou qu'on les déteste, elles finissent toujours par nous échapper. Langue de bois, formules ringardes ou jargon professionnel : voici le top 5 des expressions qui nous décrédibilisent en milieu pro.
Top 5 des expressions qui nous décrédibilisent en milieu professionnel Top 5 des expressions qui nous décrédibilisent en milieu professionnel
1. « Rire comme une baleine »

Cause : votre capacité à récupérer les tics de langage des autres. En l’occurrence plutôt celui de votre mamie que de votre nièce qui, elle, dit à cinq ans « c’est trop fac’ » (« c’est trop facile », prononcer « fasse ») – à éviter aussi en milieu pro.

Effet : vintage. Mais un peu trop. Sachez que cette expression a été sacrée « la plus stupide » par 26% des Français, selon un sondage commandée par Le Point.

Même cause, même effet : « courir le guilledou » (expression jugée la plus désuète), « à la saint Glin Glin », « une auto », « un crayon de bois », « chercher midi à quatorze heures », « une autre paire de manche », « un nom à coucher dehors » (et tous les emplois du mot « coucher » pour « dormir »).

>> « Les chiens ne font pas des chats, sacrée expression préférée des Français » <<

2. « Euh »

Cause : vous êtes nouveau et/ou stressé. Et vous utilisez cette onomatopée pour, au choix : gagner du temps/faire une pause/ combler les silences pendant la « prez’ » (cf point 3).

Effet : au-delà de trois utilisations, pousse au décrochage de réunion, au gribouillage intempestif, voire à quitter la pièce.

Même cause, même effet : « en fait », « ben », « franchement », (voire les trois en même temps), « voilà », « hum », « sérieusement », « j’avoue »…

3. « Au jour d’aujourd’hui »

Cause : trois solutions possibles : une fâcheuse habitude, un moment d’égarement ou une haine viscérale de vos interlocuteurs.

Effet : au jour d’aujourd’hui extrêmement agaçant, voire même carrément exaspérant.

Même cause, même effet :
« voire même », « monter en haut », « prévoir à l'avance », « collaborer ensemble », « incessamment sous peu »

4. « Être en closing »

Cause : vous travaillez. Tous les jours, vous êtes briefé (sur le benchmark du business model) par votre N+1, tandis que votre DG tente d’identifier les synergies qui permettraient d’améliorer votre perf’. Nan ?

Effet : se diffuse à « vitesse grand V » (cf point 1). Résultat, vous passez pour un ignare si vous ne savez pas qu’« être en closing », veut dire « être en phase finale de négociations ». Mais si, certes, il est plus aisé d’utiliser le terme « benchmarking » que « parangonnage », l’abus de novlangue a un effet irritant (sur les autres) voire carrément ridiculisant (pour vous).

Même cause, même effet : « qui  fait sens », « avoir un call », « prendre le lead », « faire un retour », « FYI », « from scratch ».

La liste complète ici : >> Le top 50 des expressions pro les plus exaspérantes du moment <<

5. « Faire un plan d’optimisation des équipes »

Cause : diplomatique voire tactique. Ou comment évoquer des licenciements sans utiliser les mots qui fâchent.

Effet : rarement considérée par les interlocuteurs comme une forme d’élégance, la langue de bois a plutôt tendance à faire passer son auteur pour un lâche : moyen en termes de management.

Même cause, même effet : « stratégie provisoire d'avancement à potentialité différée »…

Par Ide Parenty | Rédacteur
Ide Parenty, rédactrice spécialisée dans les sujets de société sur le site terrafemina.com
Mots clés
L'open space emploi travail
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