Une Américaine accouche de jumelles de deux pères différents

Cas rarissime, la superféconfation intervient une fois toutes les 13.000 grossesses.
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Des jumelles de deux pères différents ? C'est possible. Une mère américaine originaire du New Jersey qui avait formulé une demande d'aide publique a eu la surprise de découvrir, après des tests ADN, que chacune de ses jumelles avait son propre père...
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Une demande d'aide publique peut aboutir à d'étonnantes découvertes scientifiques... du moins dans le New Jersey. En effet, la mère de jumelles nées en 2013 a eu la surprise de découvrir que ses deux filles étaient issues de deux pères différents. L'affaire, relayée par le New York Times, a commencé quand "T.M" a formulé une demande de pension alimentaire, aux services sociaux du comté de Passaic, pour ses jumelles âgées de deux ans , alors qu'elle ne vit pas avec le père présumé.

Pour accéder à sa demande de pension et prouver les liens de filiation, les services sociaux ont demandé à T.M d'effectuer un test ADN afin de forcer le père à payer. Problème : si le test révèle bien la paternité de l'homme en question, ce dernier est le géniteur d'une seule des deux jumelles. La mère révèle alors avoir eu des rapports sexuels avec deux partenaires dans la même semaine, lors de la conception des filles. Le second partenaire étant le père biologique de la seconde jumelle.

Deux pères, une moitié de pension

Ce cas rarissime, une grossesse sur 13.000, appelé superfécondation, survient quand au moins deux ovules sont fécondés par des spermes différents. Interrogée par le quotidien new-yorkais, le Dr Jennifer Wu explique : "Un spermatozoïde peut rester viable jusqu'à cinq jours. Si la mère a eu une relation sexuelle avec un premier homme, avant d'ovuler, puis d'avoir une relation avec un autre homme, le tout en moins d'une semaine, alors le sperme du premier homme peut avoir fécondé un ovule, et celui du second, un autre ovule".

Le juge Mohammed Sohail de la Haute cour du comté de Passaic a lui tranché : T.M n'aura droit qu'à une moitié de la pension à laquelle elle prétendait.