"Etre une femme c'est être bandante, bais*ble, ou non", tacle Ovidie, "être traitée comme un lampadaire sur lequel on vient pisser"
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"Etre une femme c'est être bandante, bais*ble, ou non", tacle Ovidie, "être traitée comme un lampadaire sur lequel on vient pisser"
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Ovidie revient de plus belle avec son nouveau livre, Slut Shaming, un manifeste contre la misogynie "anti p*tes" ou plutôt le fait de juger constamment les femmes selon leur sexualité supposée, leur tenue, leur attitude, leur corps. Et leur "degré de baisabilité", comme elle l'énonce dans cette interview féroce qu'on applaudit des deux mains. La reine est de retour.
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Ovidie a défrayé la chronique avec son livre à succès, et sa pièce, sur la grève du sexe. Son nouveau opus est sorti : il s’appelle Slut Shaming et s’attaque à la putophobie, la “haine des putes” et plus globalement, l’emploi de ce terme pour juger la sexualité des femmes.
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Ovidie le dit sans mâcher ses mots : "Les femmes sont encore considérées par les hommes comme des territoires à conquérir, des lampadaires sur lesquels pisser". Est-ce à dire que les mecs sont des chiens de la casse ? On vous laissera avoir le dernier mot. Et si l'autrice dit cela, c'est pour une bonne raison. Ecoutez donc. A Konbini, elle développe son manifeste, à retrouver en librairies, et qu’elle mot ainsi en mots : “Aux yeux des gens quand tu es une putain, tu ne peux pas devenir mère, dès que tu dévoiles ton corps, ça vient annihiler tout le reste, du cinéma à la mode, partout !”
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Ovidie, toujours : “Une femme qui se dénude ça fascine les gens. Et juste derrière il y a une volonté de la punir pour ça. On dénigre les femmes pour leur sexualité, présumée ou réelle. C’est toujours l’acte supposé qu’on nous fait payer, on est juste déshumanisées”