Plus de la moitié des femmes ont déjà simulé un orgasme, en mode Quand Harry rencontre Sally. Oui oui. Mais le plus inquiétant là-dedans, révèle une toute nouvelle étude menée sur 700 femmes, c’est que un quart des meufs simule… Pour écouter un rapport sexuel laborieux ou accablant. Flippant.
C’est une toute nouvelle enquête signée Wyylde, oui oui, l’appli des polyamoureux et des rencontres nocturnes, qui nous apprend cette réalité. Laquelle en vérité n’étonnera aucune femme. Voilà un fait : les femmes simulent très souvent l’orgasme face à un partenaire d’un soir ou même leur conjoint. Et la moitié qui simule, le fait pour que le corps à corps s’arrête. Selon ce rapport basé sur le témoignage de 700 femmes.
De là émanent toutes sortes d’interrogations : l’acte est-il écourté car le partenaire est médiocre ? Qu’il ne connaît pas suffisamment le plaisir au féminin ? Ou est-ce que la communication est trop maigre ? Ou bien, est-ce pour écourter un acte douloureux, ou qui n’est pas tout à fait consenti, dans la zone grise ? On s’interroge.
En tout cas, ce n’est guère la gent féminine qui est servie dans ce constat. On pense très fort à notre article sur la “corvée de sexe” : dans beaucoup de couples, le sexe est une obligation à laquelle la femme se soumet. Et les deux observations sont indissociables, en fait.
Wyylde nous révèle bien des éléments dans cette enquête détaillée et dévoilée fin décembre. Notamment, que la levrette reste la grande star des positions favorites des Français.
Cela étant, ce qui nous intrigue le plus, c’est la grande part de simulation parmi les femmes interrogées. Plus d’une femme sur deux admet avoir déjà simulé un orgasme, détaille ainsi l’app dans ce rapport qui prend en compte de très multiples paroles. Si certaines le font pour écourter le rapport, éclaire cette enquête, d’autres le font carrément pour éviter de faire de la peine à leur partenaire ou pour répondre à une pression implicite de performance. Nous voilà donc alertés sur les raisons de ce faux semblant.
Et le moins que l’on puisse dire c’est que tout cela en dit long sur nos sexualités. Injonction à la performance et à la compétition digne des films X, pression à l’empathie et au soin cultivée par la gent féminine, comme autant de stéréotypes intériorisés, bien des vérités se multiplient quand on lit le pourquoi du comment. Pas si déconstruits, nos actes charnels.
Alors même que bien des sujets sont de plus en plus ouvertement abordés ces dernières années, ne serait-ce qu’à travers la voix très médiatisée et sensibilisante de Maia Mazaurette chez Quotidien : clitoris, orgasme, cunnilingus, communication, polyamour, expression du désir, exploration de soi, et surtout, désacralisation absolue de la pénétration ! Oui, mais cela ne suffit pas vraisemblablement à faire bouger les lignes.
D’ailleurs voici pour votre gouverne ce que détaille à ce sujet cette enquête Wyylde : Si une majorité de femmes se dit aujourd'hui satisfaite de leur vie sexuelle, en atteignant l’orgasme à chaque rapport, “certaines évoquent encore des freins comme le manque de stimulations , la fatigue, les rapports trop rapides ou encore le stress”.
player2