Hyper sexualisation, body shaming : les femmes de footballeurs toujours plus victimes de sexisme ?
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Hyper sexualisation, body shaming : les femmes de footballeurs toujours plus victimes de sexisme ?
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Lauren Fryer a dû supprimer ses réseaux sociaux. La compagne de la star d’Arsenal, Declan Ryce, a été victime d’un cyber harcèlement virulent. Et d’une salve de critiques visant son corps, sa silhouette jugée trop imposante, dans une société déjà largement bousculée par la grossophobie et le sexisme. Cela en dit long sur la banalisation du harcèlement en ligne, et du body shaming : vous savez, cette façon qu’ont certains (les hommes en particulier) d’assigner critères et critiques au corps des femmes. Comme Georgina Rodríguez par exemple. Sur la photo : Georgina Rodríguez
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Hyper sexualisées à la moindre photo en bikini, insultées, considérées comme de simples “bimbos” au physique avantageux et ayant peur leur mot à dire, dé-crédibilisées sur la moindre de leur initiative, les femmes de footballeurs demeurent également dans l’ombre de leur mari, et plus triste encore : sont parfois accusées de les “divertir” de trop, et de porter atteinte à leurs scores sportifs. Déplorable.
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Entre autres billevesées du même tonneau : on soupçonne lesdites épouses de s’être mises en couple que pour l’appât du gain, quand bien même elles bénéficient d’une carrière antérieure à leur liaison, multiplient les projets ou parfois s’avèrent plus célèbres que leur moitié (le phénomène Kylie Jenner/Chalamet), et les mêmes stéréotypes sur les femmes “vénales” de se banaliser plus que de raison On compare volontiers ces “femmes de” à des influenceuses en quête de “buzz” ou de “fame”. Wanda Nara, la femme de Mauro Icardi, lors du photocall de la 4ème édition de Celebrity Big Brother à Rome le 7 janvier 2020.
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Lauren Fryer est une victime parmi d’autres d’un sexisme trop banalisé. Qui se porte volontiers envers les femmes de footballeurs. Hyper sexualisées à la moindre photo en bikini, insultées, considérées comme de simples “bimbos” au physique avantageux et ayant peur leur mot à dire, dé-crédibilisées sur la moindre de leur initiative, les femmes de footballeurs demeurent également dans l’ombre de leur mari, et plus triste encore : sont parfois accusées de les “divertir” de trop, et de porter atteinte à leurs scores sportifs. Déplorable.
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Ou alors, elles sont considérées ni plus ni moins que comme des trophées. La “femme-trophée”, c’est un vrai archétype sexiste, un trope : les hommes qui s’enorgueillissent de s’afficher publiquement en compagnie d’une compagne, généralement un mannequin, qu’ils semblent “brandir” avec fierté. Là, dans le cas de Lauren Fryer, on tutoie la facette inverse : le “trophée” est considéré comme ne méritant pas son champion, “pas au niveau” du talent de l’athlète, qui “mériterait mieux” à en croire certains misos. Lesquels n’hésitent jamais à y aller de leur opinion sur le corps de femmes qui “dans la vraie vie” ne leur donneraient même pas l’heure. Mais on est plus à une incongruité dans ce scénario-là.