“J’étais juste un bout de viande” : cette révélation de The Voice révèle avoir subi le regard des hommes dès 16 ans
© BestImage, CYRIL MOREAU / BESTIMAGE
“J’étais juste un bout de viande” : cette révélation de The Voice révèle avoir subi le regard des hommes dès 16 ans
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Maëlle, la révélation de The Voice, sort son album, et y révèle autant ses failles que la dureté de ses expériences, subies par bien des jeunes chanteuses. Dans une interview sans filtre, elle explique s’être sentie “comme un bout de viande” après l’émission…
© BestImage, Veeren -Christophe Clovis / Bestimage
La jeune chanteuse évoque sans bafouiller ce qu’elle a éprouvé dans la sphère musicale, profondément marquée par une forme de boys club qui ne dit pas son nom - milieu masculin où règne une solidarité entre hommes au détriment de leurs collègues féminines.
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Maëlle s’est sentie, dès l’âge de 16 ans, comme une proie au sein de cette industrie qu’elle considère dangereuse pour les femmes. Elle l’explique d’ailleurs en confrontant ses chansons à son propre parcours. Alors que de nombreuses artistes, Pomme, Iliona, Miki, Yoa, Solann, évoquent volontiers le sexisme, et l’hyper sexualisation, qu’elles ont pu subir de la part des auditeurs, producteurs, en étant de jeunes chanteuses évoluant dans la musique, désirant volontiers s’émanciper d’un regard masculin hégémonique, on ne peine pas à croire aux mots de Maelle, quand elle passe au crible ce sexisme banalise. On l’écoute ?
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Maelle témoigne à sa hauteur d’un sexisme qui ne dit pas son nom. Elle balance ses porcs entre les lignes, affirmant aujourd’hui dans les pages du site S Quive : “Quand on commence dans la musique, on est entouré de gens qu’on ne choisit pas forcément. Quand j’ai gagné "The Voice", j’avais 16 ans et je ne savais pas du tout ce que je voulais faire. Par moments, j’avais l’impression d’être un bout de viande”.
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Elle développe : “J’avais l’impression d’être un bout de viande, d’être réduite à mon corps. J’étais entourée d’hommes beaucoup plus âgés que moi et j’étais en pleine construction. Je me suis parfois sentie dépossédée de mon intellect et de mon corps. C’est aussi pour ça que j’ai voulu grandir très vite.”. Un témoignage à retrouver du côté du site musical S Quive, et qui nous fait beaucoup penser à des figures musicales d’antan, victimes du syndrome de la lolita, une construction sexiste - on pense furieusement à Vanessa Paradis, notamment. Et qui démontre aussi une volonté très générationnelle de ne plus être silencieuse dans une industrie qui justement, “silencie” les artistes surtout quand elles sont féminines et tout juste vingtenaires, ce que bien des personnalités fustigent désormais, de Angèle à Marguerite (Star Ac). On rappellera l’existence à ce titre du mouvement #MusicToo, qui vise à dénoncer les violences sexistes et sexuelles qui se perpétuent dans l’industrie musicale.
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