Inégalités hommes-femmes : chez les médecins aussi ?

Inégalités hommes-femmes : chez les médecins aussi ?
Inégalités hommes-femmes : chez les médecins aussi ?
Le plafond de verre n'échappe à aucun milieu. Et si le nombre de femmes cancérologues ne cesse d'augmenter, elles restent en minorité au sein des instances dirigeantes. Face à ce constat, l'Esmo, une organisation qui regroupe plus de 7 000 cancérologues en Europe, a lancé la semaine dernière lors de son congrès annuel, le programme « Women for oncology » (W4O).
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Alors que plus d’un cancérologue de moins de 40 ans sur deux (53%) est une femme (contre seulement 28% après cet âge), le plafond de verre reste une réalité. Pour lutter contre ces inégalités d’accès aux postes à responsabilités, l'Esmo, une organisation qui regroupe plus de 7 000 cancérologues en Europe, a lancé la semaine dernière à l’initiative de sa présidente, le Pr Martine Piccart, un programme « Women for oncology » (W4O) lors de son congrès annuel à Amsterdam. Ce dernier devrait ainsi « permettre de comprendre ce phénomène et de mettre en place des programmes de formation plus souples qui répondent mieux aux attentes des femmes », a souligné Martine Piccart.

La difficile conciliation entre vie professionnelle et vie privée, premier frein à la carrière des femmes oncologues

En effet, bien que la proportion de femmes à l’Esmo soit passée de 20% en 2000 à 36% en 2013, elles restent minoritaires dans les instances dirigeantes : elles ne sont, en effet, que 22% aux plus hauts postes des différents comités de l’organisation. « Les femmes oncologistes sont pourtant extrêmement motivées pour accroître leurs compétences scientifiques et professionnelles », a insisté la présidente de l’Esmo. Selon un sondage de l’organisation, le premier frein à leur progression de carrière serait la difficulté à équilibrer vie professionnelle et vie privée (59%), suivi par la persistance des stéréotypes pour une femme sur deux. Selon elles, les hommes sont toujours perçus comme des leaders naturels quand elles sont considérées comme des membres d’équipe. Enfin, une sur trois considère que la persistance du plafond de verre tient à l’a priori culturel qui attribue aux femmes plus de responsabilités dans la vie personnelle.

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