Pilule de 4e génération : Bayer attaqué en Suisse et aux États-Unis

Pilule de 4e génération : Bayer attaqué en Suisse et aux États-Unis
Pilule de 4e génération : Bayer attaqué en Suisse et aux États-Unis
Une caisse maladie suisse attaque Bayer, le groupe pharmaceutique fabricant la pilule contraceptive de quatrième génération, Yasmin. Elle souhaite obtenir le remboursement des frais de soin d'une victime supposée.
A lire aussi


Alors qu’aux États-Unis, Bayer fait l’objet de 13 500 plaintes pour Yaz, une de ses pilules de quatrième génération, une caisse maladie suisse vient, elle aussi, d’attaquer le groupe pharmaceutique allemand. En cause, Yasmin, une autre de ses pilules de quatrième génération, qui contient du drospirénone. Cette hormone pourrait, selon une étude de la revue médicale British Medical Journal, multiplier le risque de thrombose veineuse par deux, par rapport aux pilules de deuxième génération.

La caisse d'assurance maladie s’est donc associée à la plainte d’une des victimes supposée, handicapée des suites d’une thrombose à l'âge de 16 ans. L’organisme affirme avoir dépensé plus de 500 000 euros pour la soigner et considère, selon son avocat, qu' « il est inacceptable que la collectivité paie d'un côté tandis que le groupe pharmaceutique encaisse les gains ». En France, le ministère de la Santé ne remboursera plus la pilule de troisième génération dès la fin mars et a demandé à ce que « la pilule de deuxième génération soit systématiquement privilégiée » par rapport à celles de troisième et quatrième générations.

VOIR AUSSI

La pilule dernière génération, dangereuse pour la santé ?
Pilule de 3e génération : dangereuse, elle ne sera plus remboursée en 2013
Contraception : les jeunes filles boudent la pilule
Contraception : nouvelles avancées sur la pilule masculine

Plus d'actu sur : Pilule 3e génération : notre dossier spécial

Pilule : les femmes préfèrent désormais le stérilet... et la contraception d'urgence
Diane 35 : la pilule anti-acné de retour sur le marché mais...
Pilule 3G et 4G : une nouvelle étude confirme les risques vasculaires