Les images des "vaches à hublot" horrifient

Les images des "vaches à hublot" horrifient
Les images des "vaches à hublot" horrifient
L'association de défense des animaux L214 a publié une nouvelle vidéo terrifiante qui montre les conditions de vie de vaches, de poulets et de lapins dans la ferme expérimentale de Sourches, à Saint-Symphorien. Parmi les différentes "techniques", les "vaches à hublot", dont l'estomac est volontairement troué, scandalisent.
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La vidéo réalisée par la L214, l'association de défense des animaux, est à peine tolérable. On y voit l'intérieur de la ferme expérimentale de Sourches, à Saint-Symphorien dans la Sarthe, un endroit peu connu du grand public où l'on réalise des expériences sur des animaux pour développer l'agriculture. Il appartient à Sanders, filiale du groupe Avril à qui l'on doit notamment 25 % de la production d'oeufs française ainsi qu'un cochon sur huit et un lapin sur quatre qui seront consommés sur le territoire, d'après LCI.

On découvre que les poulets sont trop nourris au point de ne plus pouvoir tenir sur leurs jambes, que les sols en béton dénués de paille sont glissants, et que les animaux se reposent souvent dans leurs excréments par manque de place. Des conditions déplorables.

Mais ce qui marque le plus les internautes, c'est le cas des "vaches hublots". Une "technique" qui vise à perforer le ventre de l'animal sur 15 à 20 cm de diamètre pour y glisser une sorte de fenêtre afin d'atteindre directement son rumen, l'un des quatre estomacs du mammifère, et surveiller sa digestion. Un procédé nommé "fistulation" inventé au XIXe siècle qui permettrait "d'optimiser sa performance et sa productivité".

Les vaches à hublot - une enquête de L214 commentée par Nagui

"Une opération invasive qui génère des douleurs"

"En période d'expérimentation, on peut ouvrir et refermer leur hublot 6 fois en l'espace de 48 heures pour y faire des prélèvements", explique la L214. "Sans compter la pose même du hublot, une opération invasive qui génère des douleurs postopératoires et nécessite une prise de médicaments durant plusieurs jours - des antibiotiques durant deux semaines selon un opérateur du centre".

Ses propos sont soutenus par Nagui, qui présente la vidéo et s'avoue "choqué" par son contenu. L'animateur végétarien demande ainsi de "mettre un terme à cette course à la performance qui se fait au détriment de la santé des animaux et de notre santé. Exigeons l'arrêt de ces expériences".

De son côté, le porte-parole d'Avril défend tant bien que mal le procédé qui selon lui, permet "de réduire l'usage d'antibiotiques en élevage et de réduire les émissions de nitrates et de méthane (gaz à effet de serre) liées à l'élevage."

L'association rappelle quant à elle que parfois "le contenu de l'estomac des vaches déborde des hublots", lance une pétition en ligne pour faire cesser "ces expérimentations zootechniques", et décide de porter plainte pour "expérimentations en dehors des objectifs définis par la loi et sévices graves sur les animaux".