Clara Morgane défend le droit d'être sexy à plus de 40 ans. La célèbre danseuse, autrice, comédienne, chanteuse et femme d'affaires ne renie pas son passé d'actrice X, mais décline autrement sa sensualité depuis 20 ans déjà, c'est à dire son exil de l'industrie pour adultes, via son cultissime calendrier "coquin". Et la quarantaine ne va pas du tout mettre à mal cet objet très populaire.
La quadra est devenue célèbre aux yeux de toute une génération pour son revival inattendu dans Danse avec les stars, mais c'est aussi via son fameux calendrier que la Marseillaise n'a jamais vraiment quitté les radars. Calendrier que d'aucuns, comme la radio RTL, qualifient volontiers de "sexy chic".
Ce que la principale intéressée ne semble pas nier. Sur les ondes de RTL, elle affirme aujourd'hui avec fierté vouloir continuer ce calendrier annuler. Les photos sexy, dénudées, ne déragent pas du tout l'artiste à plus de 40 ans passés. 44 ans et toujours la même volonté de faire de sa sensualité, de sa liberté, de son charisme et de son indépendance, une force à part entière.
Féministe, pourrait-on dire. Quand on voit avec quel entrain Clara Morgane défend la cause des TDS - travailleurs du sexe - et combat le slut shaming - récemment fustigé par Ovidie, c'est cette manie de juger constamment les femmes via leur sexualité (supposée).
Il suffit de l'écouter pour le constater, sur les images réjouissantes à retrouver ci-dessous.
Clara Morgane est fière d'être toujours aussi "désirée" à 44 ans. Elle le met en mots avec un grand sourire à l'antenne.
Et défend un vrai discours d'empowerement : "Jusqu'à quel âge je vais le faire ce calendrier ? Jusqu'à ce que ne soit plus vendu. Il y a un public qui me le demande. A l'ère du numérique, des gens achètent encore ce calendrier papier ! Et il y en a qui les collectionnent ! C'est devenu mon best seller, celui de Clara Morgane. Et il y a un message : être une femme de 44 ans appelée pour la couverture de Playboy c'est hyper plaisant, car on a tendance à éjecter les femmes pour cause de jeunisme"
Clara Morgane rétorquait il y a déjà des années, et dans nos pages : "je prône le concept que la liberté est ce qu’il y a de plus féministe en tant que femme... C’est-à-dire qu’être libre et de pouvoir s’exprimer, de s’exhiber, d’être maman, tout à la fois, comme la sainte et la pute. Alors qu'on veut nous catégoriser, soit dans une catégorie soit dans l’autre J'ai été beaucoup jugée".
"Très tôt, la société commençait déjà à nous dire à nous les filles : faites attention ! vous n'avez pas intérêt à être une mauvaise fille ! une traînée, une dévergondée... Pourquoi tout ça c'est mal déjà ? Ceux-là mêmes qui t'insultent, ils ne savent pas pourquoi c'est mal !", fustigeait sur le même ton Zahia Dehar, grande féministe pro-sexe en lutte pour les droits des TDS.
"Ça m'a donné beaucoup de force pour montrer au monde, à ma mère, que j'avais beaucoup à dire et beaucoup de projets... Il y a eu des gens qui se sont demandés : comment j'allais expliquer mon parcours et ma vie à ma fille ? Mais ma fille, elle sait parfaitement qui je suis depuis toujours. On se parle énormément, chaque question mérite une réponse", développait encore Clara Morgane du côté de Terrafemina.
"Je savais que je devais passer par là pour me trouver !... C'était mon destin. C'était mon destin d'être Clara Morgane, mais ce n'est qu'une partie de ma personnalité... J'avais un profond désir de liberté. Ça cogne chez moi !... Je devais aller à l'extrême de ma personnalité", explique encore l'impératrice du "sexy chic" auprès de France 3.