Santa a de nouveau démontré l’étendue de l’amour qu’elle porte à ses fans en officialisant la demande en mariage de deux d’entre eux. Ou plutôt, d’entre elles. La visibilité lesbienne face à la haine, et en musique. C’est oui.
La chanteuse est connue pour ses performances aériennes, son aura de showgirl, du style à remplir des stades, ses hits devenus hymnes, comme “Recommence moi” ou “Popcorn salé”, mais aussi, la proximité toujours grandissante qu’elle a su nouer avec tous ceux et celles qui affectionnent sa musique. Démonstration est faite sur les images à retrouver ci-dessous, relayées par nos confrères de Purecharts, où l’interprète maintes fois remarquée aux Victoires de la Musique célèbre l’union… De deux auditrices souhaitant consacrer leur amour en plein concert de leur chanteuse préférée.
On leur propose un salutaire slogan : Bravo les lesbiennes !
Un mantra issu des réseaux sociaux qui est devenu, au gré des manifestations des principales concernées et des textes féministes, un symbole de fierté au sein de la communauté LGBTQ. En ligne et lors des Pride, on dit et on scande “Bravo les lesbiennes !” pour conférer visibilité et ampleur à celles qui depuis toujours constituent non seulement la culture queer, mais la culture féministe : aux racines des plus grandes libérations de la femme, on trouve toujours des figures lesbiennes.
Plus “modestes” en terme de notoriété sont celles qui ont choisi de défendre leur amour entre deux partitions de Santa, sous les hourras et les applaudissements bien nourris, là-bas, sur la scène, comme le dévoile la séquence dévoilée en bas de cet article.
Santa, populaire auprès des personnes queer ? Après tout, elle incarne à la première personne sa chanson d'amour “Popcorn salé” et y va de cette phrase mémorable qui sors de sa propre bouche : “Tu seras ma femme”. De quoi faire cogiter bien des auditrices et surtout, les inciter à se réapproprier cette ode à l’amour qui a bousculé les charts ces deux dernières années et s’est rapidement imposé comme un tube. En tout cas, “Love is Love”, comme on dit lors des Marches des Fiertés, et cela s’envisage clairement sur les images à retrouver sous ces lignes, où l’interprète, comme ses admiratrices, partagent un grand moment d’intimité. Collective. Sur les réseaux sociaux, des internautes y vont de leurs emojis énamourés et de leur... "Bravo les lesbiennes", d'ailleurs.
Tel que l’énonce l’autrice, journaliste et essayiste Alice Coffin, à qui l’on doit le manifeste Le Génie Lesbien, dire le mot “lesbienne” c’est déjà politique. Cela revient à affirmer une identité et la culture qui va avec. Car ce n’est pas un gros mot et non, ce n’est pas indiscret, de mettre en avant ce mot, dans un titre, dans un article : souvent, ceux qui souhaitent ignorer ce terme voire carrément l'invisibiliser sous prétexte d'un "On s'en fiche", se désintéressent autant de la cause lesbienne que des enjeux féministes. Dire le mot “lesbienne” c’est accepter leurs combats et leur présence et ne pas condamner les femmes concernées à l'exclusion et à l'invisibilité.
Alors on le redit : Bravo les lesbiennes. Encore.