Les signes qui prouvent que vous frôlez le burn-out parental du confinement

Etes-vous en burn-out de confinement ?
Etes-vous en burn-out de confinement ?
Le confinement exacerbent les charges mentales. Ainsi, gérer les enfants (et tout le reste) en plus du télétravail poussent certains parents au bord du craquage. Avant d'arriver au "burn-out parental", voici quelques signes qui peuvent alerter.
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Si le confinement a pu être perçu au début comme l'occasion de se retrouver enfin en famille, il est probable que des signes de fatigue aient rapidement pointé le bout de leur nez. "Effondrés, épuisés, certains parents n'en peuvent plus et culpabilisent, car ils pensent être de mauvais parents. Voici des premiers signes de burn-out parental" explique au HuffPost Aline Nativel Id Hammou, psychologue clinicienne.

Pour beaucoup de parents, le confinement était aussi l'occasion de s'organiser, programmer diverses activités en famille, ranger la maison... Cependant le télétravail venant s'ajouter à ce programme déjà chargé et il n'est pas toujours simple de tout concilier.

Pour éviter d'en arriver au burn-out parental, Aline Nativel Id Hammou, autrice de La charge mentale des enfants et Yalmah Truong, formatrice professionnelle dans le soutien à la parentalité, parlent des premiers signes qui montrent que les parents sont à bout.

Désir de perfection

Ce premier point existait déjà en dehors de la période de confinement : "Bien souvent, les parents cherchent à être parfaits. Ils souhaitent maintenir un cadre agréable pour leurs enfants, tout faire pour leur bonheur", explique Aline Nativel Id Hammou. Selon elle, ce désir s'accentue dans la période actuelle.

En fonction du nombre d'enfants, de leurs âges et du travail du parent, il est plus ou moins difficile de se tenir à son programme. La psychologue ajoute : "C'est toujours compliqué, cependant ça l'est encore plus lorsqu'il n'y a aucun moyen de sortir, on peut vite être exacerbés dans ce huis clos."

Si le programme n'est pas respecté à la perfection, que les enfants dévoilent leur déception, les parents peuvent ressentir de la culpabilité, souligne la psychologue. Ce qui diffère par rapport à d'habitude, ce sont surtout les émotions ressenties. "Il y a une ambivalence des émotions qui peuvent passer du tout au tout, du positif au négatif en un clin d'oeil", explique la professionnelle de santé.

Mère épuisée
Mère épuisée

Être toujours dans le contrôle

Autre point important soulevé par la psychologue clinicienne : le contrôle. "Les parents sont déjà nombreux à souhaiter être souvent dans la maîtrise, ils veulent être au courant de ce que font leurs enfants et avoir un contrôle dessus. En ce moment et avec les conditions scolaires, cela se développe davantage", explique-t-elle.

De nombreux parents en effet doivent gérer leur propre métier et veiller à ce que leurs enfants fassent également leurs devoirs. Une pression qui peut pousser les parents au burn-out. "Il y a également l'angoisse de Parcoursup, le bac, l'orientation... Le burn-out parental ne concerne pas seulement les parents d'enfants en bas âge, mais aussi ceux des adolescents", précise Aline Nativel Id Hamou.

Selon cette psychologue, les parents d'adolescents sont peut-être même davantage confrontés à la charge mentale : "Vouloir être toujours sur leur dos, connaître tout ce qu'ils font sur leurs écrans, voici également un signe qui montre qu'ils doivent lâcher prise."

Une angoisse qui se transforme en agressivité

Yalmah Truong, formatrice professionnelle dans le soutien à la parentalité, rejoint la psychologue dans ses propos. Selon elle, la scolarité des enfants est ce qui cause le plus d'angoisses aux parents pendant le confinement. "Beaucoup n'avaient pas l'habitude d'aider leurs enfants pour les devoirs et en ce moment, ils doivent réellement être pédagogues et ce n'est pas évident", relève-t-elle.

De plus, pour la formatrice professionnelle, toute cette anxiété peut facilement se transformer en agressivité, ce qui est également un signe qui prouve que le parent est proche du burn-out.

"La scolarité n'est pas l'unique source de stress pour eux, le fait de ne pas pouvoir répondre aux questions de leurs enfants est également un problème qui les gêne", explique Yalmah Truong. Elle qui continue de travailler en télétravail, reçoit de nombreux mails de parents qui expliquent ne pas savoir comment faire.

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