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"Je suis amoureuse d'une femme" : une star de "Bridgerton" fait son coming out lesbien (et c'est puissant)

Publié le Mardi 04 Juin 2024
Clément Arbrun
Par Clément Arbrun Journaliste
Passionné par les sujets de société et la culture, Clément Arbrun est journaliste pour le site Terrafemina depuis 2019.
"Je suis amoureuse d'une femme" : une star de "Bridgerton" fait son coming out lesbien (et c'est puissant)
May 13, 2024, New York, New York, USA: JESSICA MADSEN and CLAUDIA JESSIE attend the Bridgerton Season 3 World Premiere,.ALICE TULLY Hall, Lincoln Center, NYC.May 13, 2024.Photo by (Credit Image: © Sonia Moskowitz Gordon/ZUMA Press Wire)
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"J'en suis fière !". En ce Mois des Fiertés, Jessica Madsen de la série Netflix "La chronique des Bridgerton" a suscité les passions en faisant son coming out lesbien. Un geste fort.
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Vous connaissez Jessica Madsen sous le nom de Cressida Cowper : celui de son alias à l'écran dans la série "La chronique des Bridgerton", l'un des plus gros succès de Netflix. Un visage bien connu des amateurs de "binge watching", et désormais, une icône de la communauté LGBTQ : car l'actrice vient de faire son coming out lesbien ! Quitte à se confronter aux lesbophobes et misogynes de bas étage.

C'est sur Instagram que Jessica Madsen a joyeusement déclaré qu'elle était non seulement "amoureuse d'une femme" mais également "fière de l'être !". Jessica Madsen a également affirmé non sans humour "Flash info : je suis queer" et affirmé son désir de rendre cette annonce particulièrement "sonore".

Ca n'a l'air de rien, mais le geste est fort.

Ce coming out est un geste fort pour la communauté lesbienne qui manque encore trop de visibilité en ce Mois des Fiertés

Ce coming out éclate en plein Mois des Fiertés, ou Pride Month. Autrement dit, le mois de célébration de la communauté et des cultures LGBTQ. Personnes homosexuelles, lesbiennes, bisexuelles, transgenres, queer, y affirment leur identité dans une société où homophobie et transphobie sont toujours aussi tenaces.

La lesbophobie à l'unisson est un fléau. En Italie par exemple, elle est largement banalisée sous le gouvernement de la Première ministre conservatrice Giorgia Meloni - celle-ci souhaitait notamment retirer aux mères lesbiennes leurs noms des certificats de naissance, et plus précisément supprimer le nom de la mère non-biologique des certificats de naissance d'enfants conçus par PMA... Suscitant l'indignation des ONG.

Dans son réjouissant manuel "Comment devenir lesbienne en dix étapes", la Française Louise Morel le rappelle, la haine anti-lesbiennes prend plusieurs formes : questions déplacées (sur la sexualité notamment), insultes, harcèlement de rue. Et elle écrit : "marcher en tenant la main d'une femme à Paris ou à Berlin revient à s'exposer à des insultes. Le pire à mes yeux ce n'est pas la violence de l'insulte mais l'état de qui-vive dans laquelle elle m'installe. Certaines femmes ont peur d'employer le mot même de lesbienne au prétexte qu'il serait moche ou aurait trop de connotations sexuelles".

C'est à dire à quel point n'importe quelle forme de visibilité lesbienne compte bien plus qu'on ne pourrait le croire. Comme ce coming out médiatisé de Jessica Madsen. Respect à elle.