Jamie Lee Curtis dénonce les dégâts de la chirurgie esthétique (et ça fait mal)

Jamie Lee Curtis charge les dégâts de la chirurgie esthétique (et ça fait mal)
Jamie Lee Curtis charge les dégâts de la chirurgie esthétique (et ça fait mal)
L'espace d'une interview sans filtre, l'actrice Jamie Lee Curtis, royale star de la saga "Halloween", a délivré un discours à charge à propos des effets la chirurgie esthétique... mais aussi de l'obsession d'un mythe, la perfection.
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"Une fois que vous vous attaquez à votre visage, vous ne pouvez plus faire marche arrière". Elle sonne comme un avertissement, cette phrase de Jamie Lee Curtis. L'actrice américaine sexagénaire, héroïne matricielle de la saga Halloween (dont le prochain opus Halloween Kills sort le 20 octobre en France), a également détonné dans des succès populaires comme Un fauteuil pour deux, Un poisson nommé Wanda ou encore le blockbuster d'action True Lies.

Et ces dernières années, Jamie Lee Curtis a aussi pour habitude de revenir sans détour sur l'évolution de sa carrière, et les injonctions auxquelles sont soumises bien des comédiennes à Hollywood. Interviewée par le média Fast Company, l'actrice s'est ainsi attardée sur les dégâts d'un fléau, la chirurgie esthétique. "J'ai essayé la chirurgie plastique en 1989 et cela n'a pas fonctionné. Je suis devenue accro au Vicodin [un type d'analgésique classé comme narcotique, ndlr]. Je suis sobre depuis 22 ans maintenant".

Si elle tient à préciser qu'elle n'a "jamais pris de drogue avant 17h ou d'analgésiques à 10 heures du matin", Jamie Lee Curtis explique tout de même que son recours à la chirurgie a eu lieu à cause d'un complexe physique : "J'avais naturellement les yeux gonflés". Aujourd'hui, elle fustige sans détour ce genre de pratiques. Et alerte celles et ceux qui par la suite peineraient à "récupérer" leur visage, comme elle le dit.

"C'est un vrai danger"

Pour Jamie Lee Curtis, la chirurgie esthétique est un choix conséquent, encore trop présent dans l'industrie du spectacle. Mais les pressions sociales et professionnelles qu'elle synthétise s'expriment désormais sous d'autres formes. "La tendance actuelle, à savoir cette obsession des filtres, et toutes les choses que nous faisons pour ajuster notre apparence sur Zoom, met en péril des générations entières de beauté", déplore celle qui a volontiers tourné en dérision cette obsession du jeunisme (dans Freaky Friday, elle "swipe" son corps avec celui de Lindsay Lohan).

Pour la Californienne encore, la jeune audience doit être prévenue des effets néfastes des diktats de la beauté et de la perfection (ce mythe), lesquels recouvrent encore des plateformes comme Instagram. "C'est comme donner une tronçonneuse à un enfant en bas âge. Nous ne connaissons tout simplement pas l'effet sur le long terme, mentalement, spirituellement et physiquement, des réseaux sociaux sur une génération de jeunes qui souffrent puisqu'ils se comparent sans cesse aux autres. C'est un vrai danger pour eux".

Par-delà les dégâts de la chirurgie plastique sur sa personne, c'est un discours plus global sur le poids qui pèse sur notre apparence, et plus encore sur celle des jeunes filles, que déploie Jamie Lee Curtis.