Culture
Comment Facebook a modifié notre cerveau
Publié le 17 mars 2014 à 15:02
Surveiller le nombre de nos amis, like et autres posts sur Facebook ne serait pas anodin. Selon une étude de l'Université de Berlin, relayée dans la revue « Cerveau et psycho », les gros utilisateurs du réseau social auraient une zone de leur cerveau particulièrement développée : le noyau accumbens, une sorte de « comparateur social », sensible à nos résultats.
Comment Facebook a modifié notre cerveau Comment Facebook a modifié notre cerveau


Les utilisateurs de réseaux sociaux ont-ils un cerveau sensiblement différent ? C’est la question que ce sont posés les chercheurs de l’Université de Berlin dans une étude relayée dans la revue « Cerveau et psycho ». Résultat, selon Dar Meshi qui a mené l’étude, les fans de Facebook auraient une zone de leur cerveau particulièrement développée : le noyau accumbens, une sorte de « comparateur social », sensible à nos résultats.

Les utilisateurs de Facebook très sensible au « comparateur social »

Ce petit groupe de neurones, intégré dans le « circuit de récompense » qui réagit au plaisir, est, en effet, particulièrement actif chez les utilisateurs du réseau social. Son activité serait même parfaitement corrélée à notre degré d’utilisation. Et pour cause, chaque like, posts, amis supplémentaire est une façon de se comparer socialement aux autres, comme peut l’être la voiture du voisin ou le salaire de nos collègues… Ainsi, plus nous nous rendons sur notre mur, et plus nous y voyons des comparaisons favorables, plus nous développons notre noyau accumbens.

Le « comparateur social » aussi source d’anxiété

Reste une question à laquelle les chercheurs n’ont pas encore trouvé de réponse : l’activité importante de cette zone du cerveau est-elle le résultat d’une utilisation intensive de Facebook ou est-ce les personnes qui utilisent souvent leur « comparateur social » qui sont particulièrement attiré par le réseau social ? Par ailleurs, la comparaison à notre défaveur étant toujours possible, Facebook pourrait aussi devenir une source d’anxiété, voire une véritable drogue : entretenant grâce au « comparateur social », un besoin de connexion régulier.

Facebook favoriserait la socialisation

Enfin, Facebook aurait un troisième effet sur notre cerveau : il permettrait d’augmenter nos capacités de socialisation en entretenant des liens avec nos collègues, amis et proches. Même si celles-ci restent de toute façon limitées. Selon les neuroscientifiques nous ne pouvons avoir de contacts suivis avec plus de 200 personnes.

Par La rédaction | Journaliste
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